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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 14:55

Paris-Normandie, 24 septembre 2014 :

Jean-Marie Le Pen, président d’honneur du FN, loue mercredi 24 septembre dans un entretien au quotidien d’extrême droite Présent un disque qu’il a produit, les « Poèmes de Fresnes » de l’écrivain collaborationniste Robert Brasillach, et maudit le rap, une «attaque barbare».

Dans ce long entretien consacré à son rapport à la musique, M. Le Pen évoque ses souvenirs quand il dirigeait une société d’édition de disques, la SERP, qu’il avait fondée avec l’ancien Waffen SS Léon Gaultier après sa défaite aux législatives de 1962.

Interrogé sur le disque qu’il a édité et qui lui laisse « le meilleur souvenir », Jean-Marie Le Pen répond: « Pour moi, celui qui est le plus émouvant est celui consacré aux Poèmes de Fresnes de Brasillach récités par Pierre Fresnay », un comédien important de l’entre-deux-guerres.

« Lors de l’enregistrement, quand les techniciens qui ne connaissent pas ces textes entendent le Testament d’un condamné, ils pleurent. C’est un souvenir extraordinaire. J’ai pu faire entendre ce disque à la mère de Robert Brasillach, chez sa soeur et son beau-frère », poursuit le patron historique du Front national.

Dans cet entretien, Jean-Marie Le Pen rappelle de nombreux autres disques qu’il a édités : discours de De Gaulle, Mitterrand, etc., marches militaires (dont trois disques sur les Waffen SS), mais aussi discours papaux ou chants du Front populaire.

Il vante la « chanson populaire française» et la «poésie populaire qui, par le vecteur de la musique, gagnait l’esprit de l’immense majorité de nos concitoyens ».

« C’était une défense contre les attaques barbares que sont le rap et autres manifestations délirantes. Je dois vous dire, à ce propos, que je suis très hostile à l’art contemporain en général », ajoute le député européen.

Robert Brasillach était un écrivain, journaliste et critique de cinéma, très engagé à l’extrême droite, qui a été fusillé en février 1945 pour collaboration.

S’il s’égare dans des éditoriaux haineux, où il distille ouvertement sa haine des juifs, Brasillach, écrivain prolixe, offre un visage souvent romanesque et sensible, et manque de peu le prix Goncourt avec «Les sept couleurs», roman d’amour publié en 1939.

Emprisonné à Fresnes fin 1944, il est jugé le 19 janvier 1945 au cours d’un procès expéditif d’une journée. Les « Poèmes de Fresnes », qu’il écrit lors de cet emprisonnement, sont « l’oeuvre de quelqu’un qui est condamné à mort », explique à l’AFP Jean-Yves Camus, chercheur spécialiste de l’extrême droite.

« Ces poèmes ne contiennent aucune référence antisémite », précise-t-il.

Jean-Marie Le Pen, président d’honneur du FN, loue mercredi 24 septembre dans un entretien au quotidien d’extrême droite Présent un disque qu’il a produit, les « Poèmes de Fresnes » de l’écrivain collaborationniste Robert Brasillach, et maudit le rap, une « attaque barbare ».

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Voir aussi L'Express, 25 septembre 2014.

Publié par ARB

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