Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 16:33

Reproduction, par Les Amis de Pierre Sidos, du texte de l’allocution prononcée par Pierre Sidos, salle de la Mutualité, à Paris, le lundi 6 février 1995, lors de la soirée d’évocation littéraire et artistique en hommage aux morts de Février, organisée par l’association « Chrétienté-Solidarité », à la même tribune que Bernard Anthony, Maurice Bardèche, Serge de Beketch, Anne Brassié, François Brigneau, Camille Galic, Jean Madiran, Martin Peltier, Alain Sanders, devant 1.500 auditeurs.

« Longtemps, longtemps, longtemps après que les poètes ont disparu… »

Cinquante longues années, dont beaucoup d’entre elles ont compté double, se sont écroulé depuis la mort de Robert Brasillach; et elles n’ont pu abolir pour nous « la domination impériale du temps » évoquée en conclusion de « Comme le temps passe… ».

« Comme le temps passe… », c’est pour moi le roman le plus émouvant et le plus solide de l’entre-deux-guerres. Un récit simple, se déroulant dans des lieux réels, dégageant une chaude compréhension humaine, décrivant d’une manière bouleversante les possibles joies et tourments de deux êtres susceptibles d’éprouver dans leurs âmes et dans leurs corps les plus grands bonheurs comme les pires douleurs, tendant enfin leur existence comme un miroir face « au visage immense des temps » :
« …À connaître la fuite de la barque on ne perd pas nécessairement courage, et je crois bien que René et Florence m’ont appris justement la forme la plus belle du courage qu’on appelle la lucidité. Car, lorsque je les ai connus, ils savaient parfaitement ce qu’ils attendaient et ce qu’ils avaient fait de leur vie, et ils saluaient le destin avec amitié. »

En août 1937, Robert Brasillach passe la fin de ses vacances en Italie. En septembre, il accomplit son second pèlerinage de Chartes. C’est en octobre qu’est publié « Comme le temps passe… », qu’il a écrit de juillet 1936 à juillet 1937. En novembre, l’académie des Goncourts, composée de dix membres, tous hommes de Lettres, est chargée de décerner un prix (le prix Goncourt) « au meilleur volume d’imagination en prose », de préférence un roman, devant récompenser un jeune auteur français , pour un ouvrage paru dans l’année. Cette année-là, elle fait vraiment tout le contraire. Elle écarte « Comme le temps passe… », en donnant la préférence au livre « Faux passeports », qui n’est pas une œuvre imaginaire mais la relation de la propre expérience partisane politique de l’auteur, qui n’est pas un roman mais un recueil de nouvelles – c’est la première fois depuis la création du prix au début du siècle -; l’auteur n’étant pas particulièrement jeune puisqu’il a quarante-trois ans (quinze de plus que Brasillach), pas français mais étranger – c’est encore une autre innovation – ; pour finir, l’ouvrage retenu n’étant pas tout récent, ayant été publié trois ans auparavant. Le bénéficiaire de cette première grande injustice commise à l’encontre de Robert Brasillach étant Charles Plisnier, Belge de nationalité, alors ancien membre du parti communiste, ex-président du Secours rouge international – un de ses principaux organismes servant à masquer les activités de l’espionnage soviétique – devenu trotskiste.

Moins d’une dizaine d’années après ce fait peu connu et tellement révélateur du phénomène d’inversion de toutes les valeurs, qui devait commencer à triompher à partir de 1945, deux milles jeunes nationalistes français prisonniers politiques étaient concentrés au camp du Struthof, en Alsace. Affamés et transis, sans nouvelles de l’extérieur, presque sans possibilités de lecture, ils trouvaient une échappatoire dans la poésie transmise de mémoire. Une poésie héroïque faite d’idée claires, d’heureux assemblages de mots ou de rimes, avec des assonances de sentiments. C’était « le Chant de l’amour et de la mort du Cornette Christophe Rilke », qui combattit les Turcs envahisseurs de l’Europe au 17ème siècle, et que son descendant Rainer Maria Rilke écrivit au début de celui-ci : « Ma bonne mère, soyez fière je porte le drapeau. Aimez-moi bien je porte le drapeau… ». C’était aussi le cœur de Hialmar », de Leconte de Lisle, narration de la mort d’un jeune guerrier scandinave des temps anciens, demandent à un oiseau sacré de percer sa poitrine, d’y prendre son cœur pour le porter à sa fiancée :
« Moi, je meurs. Mon esprit coule par vingt blessures.
J’ai fait mon temps. Buvez, ô loups, mon sang vermeil.
Jeune, brave, riant, libre et sans flétrissures.
Je vais m’asseoir parmi les Dieux, dans le soleil ! »

C’était surtout « Les Poèmes de Fresnes » de notre aîné Robert Brasillach :
« L’ouvrage des méchants demeures périssables,
Les idoles d’argents qu’ils se sont élevées,
S’écrouleront un jour sur leur base de sables,
Et la nuit tomba sur leurs formes rêvées. »

À force de récitation il nous semblait faire revivre les morts qui étaient en nous, et l’axiome cher aux Grecs anciens : « Ils sont aimés des dieux, ceux qui meurent jeunes. » était devenu une de nos certitudes; au point d’être convaincus en esprit que les morts jeunes restaient jeunes, un trépas prématuré leur assurant une jeunesse pour l’éternité.

Cette quête de poésie, menée en équipe, allait de pair avec la volonté de se comporter plus tard en briseurs d’idoles, à l’imitation du Polyeucte de Corneille et de Robert Brasillach, devant écarter les nuées contre-nationales et les divagations néo-paganistes. Car, en ce Six-février d’anniversaires, souvenons-nous bien que les très nationaux poètes et militants José-Antonio Primo de Rivera, Robert Brasillach, Léon Degrelle, furent des chrétiens exemplaires, en communauté spirituelle avec le grand empereur Charlemagne, le roi saint-Louis, l’admirable Jeanne d’Arc anoblie en « du Lys ».

Comme il est justement écrit dans les « Sept couleurs » : « Les hommes de ce temps auront trouvé en Espagne le lieu de toutes les audaces, de toutes les grandeurs et de toutes les espérances. »

Avec nous, ceux dont les cœurs ne connaissent pas la haine. Contre nous, ceux qui refusillent les morts, comme ils le firent réellement, en 1936, en Espagne, comme ils le font médiatiquement, aujourd’hui, en France et ailleurs.

Ô morts du six février 1934, tombés place de la Concorde à Paris « pour que la France vive dans l’honneur et dans la propreté. » Ô morts de l’époque où ils assassinèrent Robert Brasillach et beaucoup d’autres bons français, dont nous avons symboliquement pris du bois de leurs poteaux d’exécution pour en faire des mâts pour nos drapeaux, que parviennent jusqu’à vous dans les cieux cette affirmation qui se trouve dans l’hymne de José-Antonio, le « Cara al sol » (Face au soleil), que chantait Robert Brasillach : « Ils reviendront victorieux les drapeaux, au pas allègre de la paix. »
Publié par ARB
4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 14:55

Paris-Normandie, 24 septembre 2014 :

Jean-Marie Le Pen, président d’honneur du FN, loue mercredi 24 septembre dans un entretien au quotidien d’extrême droite Présent un disque qu’il a produit, les « Poèmes de Fresnes » de l’écrivain collaborationniste Robert Brasillach, et maudit le rap, une «attaque barbare».

Dans ce long entretien consacré à son rapport à la musique, M. Le Pen évoque ses souvenirs quand il dirigeait une société d’édition de disques, la SERP, qu’il avait fondée avec l’ancien Waffen SS Léon Gaultier après sa défaite aux législatives de 1962.

Interrogé sur le disque qu’il a édité et qui lui laisse « le meilleur souvenir », Jean-Marie Le Pen répond: « Pour moi, celui qui est le plus émouvant est celui consacré aux Poèmes de Fresnes de Brasillach récités par Pierre Fresnay », un comédien important de l’entre-deux-guerres.

« Lors de l’enregistrement, quand les techniciens qui ne connaissent pas ces textes entendent le Testament d’un condamné, ils pleurent. C’est un souvenir extraordinaire. J’ai pu faire entendre ce disque à la mère de Robert Brasillach, chez sa soeur et son beau-frère », poursuit le patron historique du Front national.

Dans cet entretien, Jean-Marie Le Pen rappelle de nombreux autres disques qu’il a édités : discours de De Gaulle, Mitterrand, etc., marches militaires (dont trois disques sur les Waffen SS), mais aussi discours papaux ou chants du Front populaire.

Il vante la « chanson populaire française» et la «poésie populaire qui, par le vecteur de la musique, gagnait l’esprit de l’immense majorité de nos concitoyens ».

« C’était une défense contre les attaques barbares que sont le rap et autres manifestations délirantes. Je dois vous dire, à ce propos, que je suis très hostile à l’art contemporain en général », ajoute le député européen.

Robert Brasillach était un écrivain, journaliste et critique de cinéma, très engagé à l’extrême droite, qui a été fusillé en février 1945 pour collaboration.

S’il s’égare dans des éditoriaux haineux, où il distille ouvertement sa haine des juifs, Brasillach, écrivain prolixe, offre un visage souvent romanesque et sensible, et manque de peu le prix Goncourt avec «Les sept couleurs», roman d’amour publié en 1939.

Emprisonné à Fresnes fin 1944, il est jugé le 19 janvier 1945 au cours d’un procès expéditif d’une journée. Les « Poèmes de Fresnes », qu’il écrit lors de cet emprisonnement, sont « l’oeuvre de quelqu’un qui est condamné à mort », explique à l’AFP Jean-Yves Camus, chercheur spécialiste de l’extrême droite.

« Ces poèmes ne contiennent aucune référence antisémite », précise-t-il.

Jean-Marie Le Pen, président d’honneur du FN, loue mercredi 24 septembre dans un entretien au quotidien d’extrême droite Présent un disque qu’il a produit, les « Poèmes de Fresnes » de l’écrivain collaborationniste Robert Brasillach, et maudit le rap, une « attaque barbare ».

___

Voir aussi L'Express, 25 septembre 2014.

Publié par ARB
2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 13:18

(cliquer sur l'illustration pour l'agrandir)

Billet "Le Brasillach" ("Et si Marine Le Pen gouvernait la France", "Le Un", 1.X.2014)
Publié par ARB
2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 13:16
"Présent", 26.IX.2014, p.3 : Le Pen, Brasillach et l'AFP
Publié par ARB
2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 10:40

Lors du "Libre journal d'Henry de Lesquen" du 29 septembre 2014 (à la 43ème minute, soit vers 18h45), Grégoire Boucher a cité le poème de Robert Brasillach Mon pays me fait : « Quand sera-t-il guéri ? »

Publié par ARB
28 septembre 2014 7 28 /09 /septembre /2014 15:28

Extrait de "Musique et politique", entretien avec Jean-Marie Le Pen sur ses activités d'éditeur phonographique réalisé par Thierry Bouzard (Présent, 24 septembre 2014, p.2) :

« - De vos disques de la SERP, quel est celui qui vous laisse le meilleur souvenir ?

- Pour moi, celui qui est le plus émouvant est celui consacré aux Poèmes de Fresnes de Brasillach récités par Pierre Fresnay. Lors de l'enregistrement, quand les techniciens de Decca qui ne connaissaient pas ces textes entendent le Testament d'un condamné, ils pleurent. C'est un souvenir extraordinaire. J'ai pu faire entendre ce disque à la mère de Robert Brasillach, chez sa soeur et son beau-frère. »

Publié par ARB
28 septembre 2014 7 28 /09 /septembre /2014 14:58

Extrait d'un portrait du président de l'UEJF, Sacha Reingewirtz, paru dans Libération le 18 septembre 2014 ("Portrait" de dernière page) :

« Il a fait ses premières armes à Assas, fac parisienne aussi réputée pour son cursus de droit que pour ses groupes d’extrême droite musclés. "A mon arrivée, j’ai vu que le GUD organisait un hommage à Brasillach. Ça m’a scié. Je ne pouvais pas rester muet." Cela ne fut pas simple : "Ce n’était pas dans ma nature de m’exposer ainsi. Jusque-là, j’avais toujours opéré une franche dichotomie entre mon judaïsme et ma citoyenneté." »

Publié par ARB
28 septembre 2014 7 28 /09 /septembre /2014 14:41

Anne Le Pape est revenue sur les relations entre Brasillach et Brigneau lors de plusieurs des émissions de Radio Courtoisie au cours desquelles lui fut donnée l'occasion de présenter sa biographie du second, notamment le 28 septembre 2014 lors du "Libre journal de Jean-Pierre Dickès" (aux alentours de 12h35, soit à la 35ème minute) et le 19 février 2015 lors du "Libre journal des Traditions" dirigé par Christian Brosio (aux alentours de 12h27, soit à la 27ème minute).

Publié par ARB - dans REVUE DE LA RADIO
8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 12:22

Vient de sortir, dans la collection "Qui suis-je ?" des éditions Pardès, une remarquable biographie de l'auteur d'A Fresnes au temps de Robert Brasillach, par Anne Le Pape, journaliste au quotidien Présent et ancienne directrice des éditions François Brigneau.

Plusieurs pages y sont consacrées au "grand frère" Robert Brasillach, la personne qui a le plus marqué Brigneau à la fin de la guerre et pendant son séjour dans les geôles de la Libération (pages 20 à 26). L'auteur des Poèmes de Fresnes est mentionné sept autres fois, Brigneau n'ayant jamais manqué une occasion d'évoquer son souvenir. Ceci permet à Anne Le Pape de nous apprendre ou de nous rappeler que : 

- c'est « au cours d'une soirée d'été autour du souvenir de Robert Brasillach », réunissant Maurice Bardèche, Jean Madiran, Romain Marie (Bernard Antony) et François Brigneau, que l'idée du quotidien Présent a pris forme (page 50) ;

- Brigneau cessa de collaborer au Spectacle du monde lorsque son article « Brasillach sur l'autre rive » parut en novembre 1983 avec des coupures (page 54) ;

- des propos de Brigneau sur Brasillach avaient également été coupés au montage lors d'un passage à la radio en 1947 (page 82) ;

- Brigneau donna une causerie sur Brasillach à l'institut Saint-Pie-X, en novembre 1992 (page 84) ;

- Brigneau « a découvert le vieux maître [Charles Maurras] grâce à Brasillach qui, pour la première fois, lui a fait lire un de ses ouvrages. » (page 110) ;

- dans Le Curé de Cucugnan, Brigneau termine son récit « sur l'image de Maurras récitant quelques lignes des Poèmes de Fresnes » (page 110) ;

- Brigneau a « mis longtemps à comprendre le dernier mot tracé par son ami avant d'être conduit au poteau : "accepter", puis en a saisi toute la dimension religieuses. » (page 113).

PMH.

 

 

Publié par ARB
3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 12:17

(cliquer sur l'image pour voir l'entretien)

(cliquer sur l'image pour des précisions sur ces douze volumes)

 

 

 

Publié par ARB

Présentation

  • : ARB
  • ARB
  • : Blog de l'association littéraire des ARB ("Amis de Robert Brasillach")
  • Contact

Recherche