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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 15:22
Sur le blog "Mister Arkadin", dans "Le tour de Godard", un souvenir familial de Jean-Luc Godard sur l'exécution de Robert Brasillach est rappelé.
Publié par ARB - dans REVUE DU NET
17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 14:43

Le Bulletin célinien reproduit dans son dernier numéro (n°314, décembre 2009), une lettre inédite de Céline à Robert Brasillach.

Publié par ARB - dans REVUE DE PRESSE
29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 23:33

Dans un dossier sur la peine de mort publié par le magazine Flash Infos dans son numéro 27 (19 novembre 2009), deux articles évoquent le cas de Robert Brasillach (page 7) :

- l’un de Pierre Le Vigan : « La droite "dure" est souvent pour. C’est tout de même un paradoxe car, de Brasillach à Bastien-Thiry, ce sont ceux de ce bord qui se font fusiller. » ;

- l’autre d’Arnaud Guyot-Jeannin : « […] politiquement, la peine de mort ne doit pas être instrumentalisée contre les ennemis du système. J’ai trop en horreur l’exécution ignoble de Robert Brasillach et de Pierre Laval qui n’avaient fait que servir leur pays. »

Publié par ARB - dans REVUE DE PRESSE
25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 23:24
"Mister Arkadin" signale la parution prochaine d'un recueil d'articles sur le cinéma de Lucien Rebatet parus dans Je suis partout, dont une bonne partie a paru alors que le rédacteur en chef de l'hebdomadaire était Robert Brasillach. Ce dernier, également critique de cinéma, est fort logiquement fréquemment cité dans ce volume. Selon l'index, aux pages 11-13, 17,60, 67, 73, 75, 97, 117, 134, 163-166, 169, 201, 338, 340, 354, 356, 383-385, 387-388, 391.
Publié par ARB - dans REVUE DES LIVRES
24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 23:02
Paul Yonnet, dans son Testament de Céline, paru en janvier 2009aux éditions de Fallois, évoque trois fois Robert Brasillach : pages 68, 93 et 94.
Publié par ARB - dans REVUE DES LIVRES
22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 15:38

Une métamorphose énigmatique

Éric Roussel, Le Figaro, supplément "Littéraire", 12 novembre 2009

«Le cas Bernard Faÿ du Collège de France à l'indignité nationale» d'Antoine Compagnon - Il retrace l'itinéraire de Bernard Faÿ, un intellectuel de l'entre-deux-guerres devenu un collaborateur patenté.

Dans les années 1970 paraissaient de loin en loin des livres d'un certain Bernard Faÿ, qui devait disparaître en 1979. Le dernier de ces ouvrages, consacré à Rivarol, sortit en 1978 ; curieusement, il ne comportait aucune présentation, même sommaire, de l'auteur. Après avoir lu la savante et passionnante étude que vient de consacrer à ce dernier Antoine Compagnon, professeur au Collège de France, on comprend mieux pourquoi. Figure du Tout- Paris intellectuel de l'entre-deux-guerres, spécialiste reconnu de la civilisation américaine, élu à ce titre au Collège de France à moins de quarante ans (il était en concurrence avec André Siegfried !), Bernard Faÿ se métamorphosa en effet pendant la guerre en collaborateur patenté de l'occupant. Administrateur de la Bibliothèque nationale, il s'illustra par le zèle avec lequel il poursuivit de sa vindicte les Juifs et mena une véritable croisade contre la franc-maçonnerie. Condamné aux travaux forcés en 1946, évadé quelques années plus tard, gracié en 1959, il eut une sinistre fin de vie, marquée par l'amertume et la certitude d'avoir été victime d'un complot.

Pour Bernard Faÿ, issu d'une famille de la bourgeoisie parisienne et catholique, la vraie vie commença pendant la Grande Guerre. Réformé, affecté à la Croix-Rouge aux armées, organisée par le comte Étienne de Beaumont, personnage central de la vie parisienne de l'époque, il gagna là son ticket d'entrée dans les salons, s'initia à la littérature, et fit la connaissance de nombreux citoyens du Nouveau Monde, en particulier Gertrude Stein. Rencontres décisives.

Vindicatif et rancunier

La paix revenue, Faÿ s'embarqua pour les États-Unis, enseigna à Harvard tout en revenant souvent à Paris où il continua de fréquenter Proust, Cocteau, les musiciens du groupe des Six, et les dadaïstes. «Il était alors, note Antoine Compagnon, un parfait homme du monde, et en plus un intellectuel aussi à l'aise à Chicago ou à San Francisco qu'à Paris, à la Sorbonne que dans le faubourg Saint-Germain.» Aux États-Unis, il publia des biographies de Washington et de Benjamin Franklin qui obtinrent une audience appréciable, à Paris, il collaborait à de nombreuses publications, et informait le public français des réalités américaines.

L'élection au Collège de France couronna ce départ en fanfare. À l'époque, Bernard Faÿ ne faisait pas figure d'extrémiste, même s'il écrivait dans des journaux clairement engagés comme Je suis partout. Il gardait assez de liberté de jugement pour faire dans ces colonnes l'éloge de Franklin Roosevelt, qui à ses yeux réveillait une Amérique enfoncée dans la crise. L'homme, en vérité, semblait surtout écartelé entre son traditionalisme profond, hérité de son milieu, une homosexualité honteuse qui le marginalisait, et la fréquentation de l'avant-garde. À cela s'ajoutait un caractère vindicatif, jaloux, rancunier.

Rien ne laissait malgré tout supposer les abîmes dans lesquels sombra ce singulier personnage de 1940 à 1945. Car ce ne sont pas seulement des opinions aberrantes que l'on put reprocher à Bernard Faÿ, mais bien des faits, générateurs d'un sort funeste pour de nombreuses personnes. Au bout du compte et au terme d'un travail d'une probité exemplaire, Antoine Compagnon s'avoue lui aussi incapable d'expliquer rationnellement la conduite de son triste héros. Dans leurs pires errements, Drieu la Rochelle, Benoist-Méchin, et même Brasillach conservèrent une certaine noblesse. Rien de tel dans le cas de Bernard Faÿ, dont la méchanceté, la mesquinerie et l'absence de toute générosité éclatent littéralement. Le vrai mystère est qu'un tel individu ait pu assez longtemps faire illusion et atteindre les sommets de la méritocratie républicaine. Mais il est vrai qu'aucun système de sélection ne peut déceler les failles intimes qui dictent les destinées humaines. Le drame de Bernard Faÿ fut sans doute de n'avoir pas réussi à réaliser l'unité de son personnage, de n'être jamais parvenu à transcender cet échec par l'art. Estimables, d'une érudition incontestable, ses livres ne constituaient pas l'œuvre dont cet esprit tourmenté rêvait probablement. D'où, comme dans le cas de Maurice Sachs, une haine de soi irrépressible, une fuite en avant, débouchant sur l'abjection.

Le cas Bernard Faÿ du Collège de France à l'indignité nationale d'Antoine Compagnon, Gallimard, coll. Suite des temps, 208 p., 21 €.

Publié par ARB - dans REVUE DE PRESSE
12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 10:26
Le Magazine des livres publie dans son n°20 (novembre/décembre 2009) un dossier sur "Les écrivains de la collaboration", notamment Robert Brasillach, dont un portrait orne la couverture.
Publié par ARB - dans REVUE DE PRESSE
9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 12:32
 

Dans l’article dont un extrait a été reproduit hier, Laurent Dispot constate qu’ « en mars 2009, le centenaire de [la] naissance en mars 1909 [de Robert Brasillach] n’a même pas été remarqué ». De fait, le nom de Brasillach est complètement absent de la brochure que la délégation aux Célébrations nationales (dépendant de la Direction des Archives de France du Ministère de la Culture et de la Communication) a éditée pour 2009. Pour l’année 2009, dans la section « Littérature et sciences humaines », sont distingués : La Nouvelle Revue Française, Charles-Louis Philippe, René Etiemble, Simone Weil, Léo Malet, André Pieyre de Mandiargues, Régine Pernoud, Eugène Ionesco ». Et, parmi les « autres anniversaires signalés » : Mireille de Mistral, Henri Bergson, Jacques Droz, Zazie dans le métro.

Mais peut-être Régine Pernoud a-t-elle, à l’occasion, évoqué Robert Brasillach, vu qu’elle s’est elle aussi beaucoup intéressé à Jeanne d’Arc ?

PMH.

Publié par ARB - dans BIOGRAPHIE
9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 11:49

 

 

Chantal Meyer-Plantureux, professeur en Arts du spectacle, à l’Université de Caen et au CNRS, accomplit un remarquable travail sur le théâtre à l’époque contemporaine, notamment à partir de la presse et de la critique théâtrales, ce qui l’amène à croiser fréquemment la route de Robert Brasillach. Voici comment elle présente sur son site sa réédition des Animateurs de théâtre, le maître-livre de Brasillach en la matière :

« Si, après avoir publié Émile Zola puis Romain Rolland, nous avons décidé d'exhumer Animateurs de théâtre, livre depuis longtemps introuvable d'un critique "oublié" des historiens du théâtre, c'est qu'il reste encore aujourd'hui le témoignage le plus riche sur le Cartel- Dullin, Jouvet, Baty et Pitoëff-. Retracer dans une longue préface l'itinéraire de ce critique dramatique, curieux de toutes les tentatives d'avant-garde, ne partageant ni les frilosités ni les goûts conventionnels de son camp, s'avère d'autant plus intéressant qu'il révèle aussi, en creux, le parcours politique de Brasillach. Accompagnée d'un appareil critique et d'une bibliographie des textes originaux, cette édition d'un Brasillach, présenté ni comme "traître" ni comme "martyr", veut contribuer à rendre au théâtre sa mémoire politique et, comme tous les volumes de cette collection, à lui restituer sa place dans le débat d'idées. »

On trouvera également sur le site de Chantal Meyer-Plantureux quelques comptes rendus de son ouvrage (parus dans Le Figaro, Libération, Le Nouvel Observateur et Marianne), une émission de Radio Notre Dame, ainsi qu’une présentation d’un autre de ses ouvrages, Les enfants de Shylock ou l’antisémitisme sur scène, dans lequel il est également question de Brasillach, notamment à propos de La Reine de Césarée.

PMH.

 

Publié par ARB - dans THÉÂTRE
8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 12:15

Paru initialement dans la revue de Bernard-Henri Lévy, La Règle du jeu (n°41), voici un extrait d'un article de Laurent Dispot intitulé "Sarkozy Fan Tutte : rupture avec l'homophobie", "réactualisé" sous le titre ""Garçon" n'est pas "petit garçon"... Pédé n'est pas pédo", sur le site Internet de La Règle du jeu

Être homo n’est pas une excuse : le cas Bernard Faÿ

Sous l’Occupation, Bernard Faÿ s’était spécialisé dans l’antimaçonnisme viscéral associé à l’antisémitisme. Nommé directeur de la Bibliothèque nationale à la place de Julien Cain, qu’il fit déporter pour cela à Buchenwald comme Juif, il avait ses entrées à l’Hôtel du Parc à Vichy, où résidait Pétain, qu’il distrayait par son érudition. Pendant quatre ans, s’installant au siège du Grand Orient, il allait s’investir avec une violence maniaque dans un rôle d’inquisiteur contre les maçons, dont beaucoup lui « doivent » l’exclusion de leur emploi, la saisie de leurs bibliothèques pour les expédier en Allemagne, leur déportation, leur exécution. Il se vantait de contourner l’ambassadeur de Hitler à Paris, Otto Abetz, pour « travailler » directement avec les SS, plus « expéditifs ». Publiant dans La Gerbe des textes qui font gerber, expert en publication de listes de maçons qu’il dénonçait aussi comme Juifs, il exerçait au passage des vengeances personnelles et perquisitionnait dans les loges, assisté de son élève, chauffeur et compagnon sexuel, Gueydan de Roussel, traducteur de Carl Schmitt, assidu des locaux de la Gestapo avenue Foch, cofondateur du “Cercle aryen” en 1943 avec Henri Coston. A la Libération, Gueydan réussit à fuir en Argentine et à investir dans une vaste hacienda les bénéfices de ses saisies. Son patron Bernard Faÿ, arrêté, est condamné à mort ; sa peine commuée en perpétuité est grâciée dans une fournée imposée au président Coty en 1959. En 2009, au cinquantenaire de ce geste au moins contestable, voici qu’un courant se manifeste pour la « réhabilitation » du criminel définitif Bernard Faÿ : le présentant avec une étrange ferveur apologétique comme un moderne, un proustien, un Américain, et bien sûr… un homosexuel – comme si tout cela changeait quoi que ce soit à ses crimes. Devant une telle exaltation, il faut témoigner d’une détresse, d’une mise en danger de l’antinazisme, et par là de la morale de la République. Donc de son moral.

De Gaulle ne fut pas d’avis que Brasillach aurait été moins coupable parce qu’homosexuel : ce pronazi français avait insisté pour que les enfants juifs fussent envoyés avec leurs parents à la mort dans les camps et les chambres à gaz. Il n’avait cessé de harceler les lecteurs de sa feuille collaborationniste Je suis partout avec son exigence de voir exécuter Georges Mandel : après que celui-ci ait été assassiné par des sbires de la Milice se sentant dûment autorisés et mandatés, rien d’étonnant à ce que le Général ait tenu Brasillach pour responsable. En mars 2009, le centenaire de sa naissance en mars 1909 n’a même pas été remarqué. Son compagnon sexuel et beau-frère de façade, le nazi français Bardèche, était parvenu après 1945 à passer entre les mailles du filet de la justice, comme le nazi français Bernard Faÿ. Et aussitôt il avait entrepris de mettre au point le déni de la destruction des Juifs d’Europe : il a été le premier promoteur du négationnisme, puis son animateur obstiné, acharné. Cela est-il excusé par le fait qu’en parallèle il publiait des livres sur Balzac, Stendhal, Flaubert, Proust ? Et rééditait une Histoire du cinéma cosignée avec Brasillach ? Bien sûr que non.

Au contraire. Il s’agit d’une technique révisionniste : l’acceptabilisation. La mise en place d’un système de blanchiment d’idéologie sale. L’homosexualité sert ici de lessiveuse, à cause d’un préjugé “favorable”, d’indulgence amusée, dont elle bénéficie, et qui est en réalité du mépris. Déculpabiliser Faÿ équivaut à une attaque frontale, violente et vicieuse contre l’antinazisme. Et contre l’homosexualité, puisqu’elle est compromise, manipulée dans l’opération, présentée comme si elle le parait, aux deux sens du terme : le décorait (prestige, esthétique, dandysme), et le protégeait (cuirasse, immunité, excuse).

À quoi bon Guy Môquet, si Bernard Faÿ l’égale ? Réhabiliter Faÿ, c’est habiliter Bardèche, donc le négationnisme. C’est franchir la ligne jaune de la complicité avec le crime contre l’humanité ; jaune, c’est le cas de le dire : comme l’étoile de même couleur. Ce n’est pas parce qu’ils étaient homos que Faÿ et Bardèche ont été nazis : puisque des homos étaient en face, tel le bras droit de Jean Moulin à la tête de l’Armée secrète, Daniel Cordier alias « Caracalla », qui répète en 2009 à la parution de ses Mémoires qu’il a toujours été homosexuel. Mais à l’inverse, ce n’est pas non plus parce qu’ils étaient homos que Faÿ et Bardèche auraient été « moins » nazis pour autant.

Il faut choisir le genre Cordier contre le genre Faÿ : voilà le vrai gender.

Publié par ARB - dans REVUE DES REVUES

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