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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 12:04
Parution d'un livre sur l'un des dessinateurs de Je suis partout :


Ralph Soupault, dessinateur de l'extrême, par Emmanuel Caloyanni


Portrait d'un caricaturiste vendéen, entre talent et totalitarisme. Ralph Soupault (1904-1962), né aux Sables d'Olonne (à la Chaume plus précisément), était un dessinateur engagé et un personnage ambivalent. Fils d'un enseignant de gauche, il suivra dans un premier temps la voie de celui-ci. Son premier dessin sera publié dans "L'Humanité" en 1921. Mais son incorporation (en novembre 1924) transformera ses convictions pour le conduire petit à petit à adhérer aux idées d'extrême droite. Il deviendra alors un propagandiste zélé au service de cette idéologie. 16 pages couleur regroupant ses caricatures les plus célèbres et un texte précis retracent son parcours artistique et politique. Le destin hors norme d'un artiste méconnu dans cette biographie précise et richement documentée (études historiques du personnage mais aussi textes et articles d'époque).


Ed. Geste, 2009,11 x 17,8 cm, édition brochée, 337 pages, 9.00€

Publié par ARB
19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 00:19
Dans son blog "La République des idées", Pierre Assouline mentionne à nouveau le rapport trouble de Jean-Luc Godard aux écrivains de la Collaboration, et notamment à Robert Brasillach (que questionne un blogueur us), dans "Mr Godard va à Hollywood", où il s'interroge longuement sur l'antisémitisme prêté à JLG.
Publié par ARB - dans REVUE DU NET
16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 10:33

 

Dans un entretien donné à Danielle Attali, du Journal du Dimanche (n°3261, 12 juillet 2009, p.34, « Un film nécessaire pour les jeunes générations »), à propos du nouveau film de fiction, en cours de tournage, sur la rafle du Vél'd'Hiv (1), Serge Klarsfeld, consultant historique du film, déclare, à la question « Pourquoi les enfants étaient-ils séparés de leurs parents ? » :

« Les Allemands disaient ne pas avoir "le feu vert de Berlin pour déporter les enfants". On les a donc séparés de leurs parents, parfois à coups de crosse, parce qu'il y avait trois trains par semaine à remplir. C'est le moment le plus abject, le plus odieux, le plus terrible de l'histoire de France. Ce qui interroge encore les Français, c'est la décision prise par Pétain, Laval et Bousquet de livrer des milliers d'enfants à Hitler, infligeant à la France une défaite morale dont le poids a été incalculable. »

Il s'agit assurément d'une contribution pouvant être utilement ajoutée à la controverse au sujet de la phrase fameuse de Robert Brasillach sur « les enfants juifs », et plus généralement sur les choix de Pierre Laval en la matière. Mais, sans doute la transcription des propos de Maître Klarsfeld a-t-elle été maladroite, il est assez difficile de comprendre ce qui est pour lui le plus inhumain : la séparation ou non des enfants de leurs parents. Nul doute qu'il aura l'occasion de préciser sa pensée à l'occasion du prochain film sur le sujet, « nécessaire » pour l'édification de la génération suivante.

PMH.


Note :

(1) « Bien sûr il y avait eu Monsieur Klein, et puis Les Guichets du Louvre », indique Danielle Attali.« La rafle est le premier film traitant vraiment du sujet », affirme toutefois le magazine Studio - Ciné Live (n°6, été 2009, p.16).

Publié par ARB - dans REVUE DE PRESSE
15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 23:14

La revue de littérature et d'histoire des idées Livr'Arbitres a publié, dans son numéro 1 de 2009 (nouvelle série), un « entretien posthume » avec Robert Brasillach (p.11-18), montage de propos et d'extraits de son œuvre, accompagné d'une présentation d'Hadrien Michel (p.10).

À noter également un long et passionnant entretien (anthume !) avec Gilles de Beaupte, fondateur des "Études rebatiennes" (« Ne laissons pas Les Deux Étendards sous Les Décombres ! », p.19-30).


Publié par ARB - dans REVUE DES REVUES
15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 11:25

Vient d'être republié, sur Euro-Synergies ("Forum des résistants européens"), un article de Pierre Le Vigan sur Maurice Bardèche datant de 1993.

Publié par ARB - dans MAURICE BARDECHE
6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 20:39
Une étude néerlandaise sur Malraux, Drieu, Nizan et Brasillach

Un livre vient de sortir de presse aux Pays-Bas: celui de Marleen Rensen, professeur de "lettres européennes modernes" à l'Université d'Amsterdam. Il est intitulé: "Lijden aan de tijd - Franse intellectuelen in het interbellum" (= "Souffrir de l'air du temps - les intellectuels français pendant l'entre-deux-guerres"). Ce livre se vendra-t-il? Je ne sais pas. Il est la version grand public d'une thèse de doctorat portant sur la façon dont quatre écrivains français, André Malraux, Pierre Drieu la Rochelle, Paul Nizan et Robert Brasillach, affrontent leur époque dans leur oeuvre, songent au temps qui passe et en sont obsédés. Indubitablement, c'est là un bon sujet. Mais, hélas, le public potentiel me semble bien réduit aujourd'hui, qui s'intéresse encore à la littérature engagée de cette époque-là et qui, de surcroît, serait prêt à se farcir des considérations d'ordre philologique, bien difficiles à ingurgiter. Et nous sommes les premiers à le déplorer. En tout cas, l'éditeur prêt à tout, aux Pays-Bas, "Aspekt" de Soesterberg, mérite nos applaudissements pour avoir publié une fois de plus un ouvrage difficile, peu commercialisable. Il faut oser le faire.
 
L'analyse que propose Marleen Rensen de quatre romans d'avant-guerre, représentatifs de ce qu'elle appelle la "génération anti-Proust", est remarquable, mais je formulerais tout de même quelques critiques sur l'un ou l'autre détail de son travail. Je rassure: mes critiques ne portent pas sur le fond mais sur des détails, des points et des virgules, de petites inexactitudes que Marleen Rensen aurait pu éviter.  Il est inexact d'affirmer, par exemple, que l'écrivain communiste Nizan ait d'abord été membre du "Faisceau" de Georges Valois dans les années 20. Il est tout aussi inexact d'étiqueter ce mouvement de "fascistoïde", comme le fait Marleen Rensen: c'est à coup sûr une exagération. Le terme "fascistoïde" est vague; il relève du langage pamphlétaire et non pas de la terminologie scientifique; raison pour laquelle j'éviterais de l'utiliser dans une thèse. Valois entendait, faut-il le rappeler, dissoudre son mouvement dans le front des gauches vers le milieu des années 30, donc, sa milice ne peut guère être qualifiée de "fascistoïde". De surcroît, dans une thèse, elle aurait dû signaler, pour être exhaustive, le fait très révélateur que pendant l'occupation, le fondateur du "Faisceau" a été déporté par les Allemands à Bergen-Belsen à la suite de ses activités jugées subversives. Il y est décédé le 16 février 1945.
 
Encore une inexactitude de la même veine: le "Parti Social Français", d'inspiration chrétienne et nationaliste, placé sous la houlette du Colonel François de la Rocque, est qualifié de "fasciste" en page 95 de l'ouvrage. François Mitterrand en était un sympathisant quand il était étudiant. Cette affirmation n'est guère scientifique. Le PSF de droite catholique était certes une formation antiparlementaire mais ne s'est jamais égaré dans les eaux de l'antisémitisme comme le PPF de Jacques Doriot. François de la Rocque a subi lui aussi la déportation pour faits de résistance, d'abord vers un camp annexe de Flossenburg, ensuite au château d'Itter qui dépendait du camp de Dachau. Je tiens à rectifier, dans les cas de Valois et de de la Rocque, car il faut veiller à ne pas coller partout, et sans discernement, l'étiquette de "fasciste".
 
Mais, en dépit de mon pointillisme, je ne dénigre nullement l'ensemble du travail de Marleen Rensen, constitué d'analyses hors pair de quatre romans intemporels que l'on lit aussi dans bon nombre d'universités, y compris en Flandre: "L'espoir" du "fellow traveller" André Malraux, "Le cheval de Troie" du communiste Paul Nizan, "Gilles" du fasciste Drieu la Rochelle et "Les sept couleurs" de Robert Brasillach, rédacteur en chef du journal collaborationniste "Je suis partout", fusillé en 1945. Ces quatre hommes se connaissaient avant la guerre. Drieu et Malraux étaient de bons amis et le restèrent en dépit de leurs divergences d'opinion fondamentales sur le plan idéologique. Drieu, tempérament narcissique, s'est suicidé en mars 1945. Malraux, personnalité mythomane, s'est converti au gaullisme et a réussi à se hisser au poste de ministre de la culture après 1958. Nizan et Brasillach avaient tous deux fréquenté la fameuse "Ecole Normale Supérieure", comme Sartre, et écrivaient des recensions sur leurs ouvrages respectifs. Nizan est devenu communiste vers 1930 mais a quitté le parti après le pacte de non-agression germano-soviétique d'août 1939. Il est mort en combattant devant Dunkerque. Le parti l'a stigmatisé ensuite, lui a collé l'étiquette de "traître".
 
Les modes d'engagement de ces hommes étaient différents, mais "Lijden aan tijd" nous montre de manière fort convaincante que les quatre écrivains se heurtaient, dans leurs oeuvres, au thème du temps, plus exactement tentaient de donner des recettes à leurs contemporains pour qu'ils sachent comment vivre (intensément) leur époque. On retrouve ce souci dans les multiples essais que nos quatre auteurs ont rédigés. Le point de départ de leurs réflexions est sans nul doute aucun la première guerre mondiale, qui apporte, explique Marleen Rensen, aux quatre écrivains une conception historique du temps, laquelle marque une différence fondamentale entre leur démarche engagée et celle, esthétique et individualiste, d'un auteur comme Marcel Proust, dont le monumental "A la recherche du temps perdu" constitue, in fine, une introspection personnelle, non chronologique, soustraite au temps social, politique et historique, bien éloigné de tout engagement social. Mais s'il peut paraître paradoxal que Proust ait été largement apprécié par les deux "fascistes" que furent Drieu et Brasillach.
 
Proust était déjà considéré comme "suranné" en son temps, où, effectivement, avec nos quatre auteurs, toute une génération s'est dressée: elle voulait que la littérature épouse les passions de l'histoire.
 
Mais Proust va gagner, conclut Rensen. "On remarquera que le roman postmoderne actuel semble revenir aux oeuvres de Proust, Mann, Gide, Joyce et Woolf, sur les plans du style et de la composition... Tandis que l'esthétique des écrivains modernistes reste de nos jours un modèle littéraire important, le style -et le style romanesque- de Brasillach, Drieu, Malraux et Nizan ne sont restés qu'un phénomène éphémère, lié à une période historique restreinte". Pourtant, ajouterais-je, la postmodernité est, elle aussi, phénomène de mode. Le temps peut tout changer.
 
"Guitry"/'t Pallieterke.
(article paru dans 't Pallieterke, Anvers, 10 juin 2009, trad. franç.: Robert Steuckers).
Publié par ARB - dans REVUE DE PRESSE
3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 13:50


Vient de paraître, aux éditions Lucien Souny, un livre sur Les Grands Procès de la Collaboration, dans lequel Roger Maudhuy consacre à un chapitre à l'auteur des Poèmes de Fresnes : « Robert Brasillach ou pourquoi ne pourrait-on fusiller que les imbéciles ? » (p.81-104).

Bien qu'un effort de documentation ait été accompli, dont attestent quarante notes, et que Roger Maudhuy reconnaisse d'emblée le « talent incontestable » de l'écrivain (p.81), il n'est pas parvenu à se déprendre de toutes sortes de lieux communs, approximations, incohérences, traficotages des textes, litotes partisanes, anachronismes, niaiseries, voire affabulations, donnant ainsi un assez bon résumé des idées reçues sur Brasillach :

- si Roger Maudhuy admet que Brasillach n'était pas vénal, c'est pour le distinguer de Béraud, qui « s'était enrichi durant l'Occupation » (p.86), alors que ce dernier n'eut aucun contact avec les Allemands (sinon par l'intermédiaire de ceux qui pillèrent sa maison) et que son enrichissement fut continu des années vingt aux années quarante, grâce à son double Goncourt, à sa renommée et au grand succès de ses romans, reportages et pamphlets ;

- il insiste sur l'édulcoration des écrits de Brasillach par Bardèche dans les Œuvres complètes alors qu'une phrase qu'il qualifie de « terrible » (p.97) s'y trouve bien ;

- cette fameuse phrase est bien entendu tronquée, comme d'habitude, l'indication d'une coupure ne la rendant guère plus honnête : « se séparer des Juifs en bloc et [...] ne pas garder de petits » ;

- la libération de Brasillach en 1941 par les Allemands est expliquée par la volonté que les Nazis auraient eu de le voir se mettre à leur service, à l'exclusion de toutes autres raisons (or, il y en a !) ;

- il juge les romans de Brasillach d' « une sentimentalité mièvre à pleurer » (p.93) et cite une critique de la Nouvelle Revue française (n°233, 1933) parlant d' « ineffables naïvetés », pour mieux nous asséner un peu plus loin les siennes propres : « Aucun homme n'est entièrement mauvais » (p.98) ;

- « C'est par un ami que Brasillach apprend qu'à Sens on a arrêté sa mère. Elle est en prison, parce qu'elle est la mère d'un collabo. Bardèche et sa femme, la sœur de Brasillach, sont aussi emprisonnés. Ce n'est pas très juste, mais c'est ainsi » (p.98) ; on ne peut dire moins ! (au moins Roger Maudhuy ne nous gratifie-t-il pas de l'admirable « les Miliciens avaient fait pire » de Jean-Jacques Brochier) ;

- autant Roger Maudhuy se montre extrêmement scrupuleux pour déclarer nulle et non avenue toute hypothèse historique ne lui convenant pas, sous prétexte qu'elle ne repose pas sur des preuves certaines (par exemple à propos d'une photo de Brasillach qui aurait figuré dans le dossier d'instruction et qui aurait dissuadé De Gaulle de le gracier ou à propos de la volonté de l'URSS et de ses collabos français de faire payer à Brasillach son reportage sur Katyn), autant il se répand en large et en travers sur l'homosexualité supposée de Brasillach, en la considérant comme certaine (« tout indique que Brasillach est un homosexuel », p.90), alors qu'il admet plus loin qu'aucune preuve ne peut étayer sa reprise de tous les ragots circulant à ce sujet - contradiction dont il ne parvient à se sortir qu'au moyen de la thèse psychanalytique à deux balles du refoulement (« un homosexuel - honteux, refoulé et donc d'autant plus dangereux et mal dans sa peau ») ;

- « [...] il a choisi de se cacher dans Paris. La mort de Bremer continue de le hanter » (p.98) ; sans commentaire...

À tout le moins l'auteur a-t-il la courtoisie de remercier (p.375) « l'Association des Amis de Robert Brasillach, qui [lui] a transmis un fort dossier de coupures de presse dans lequel ils ont eu le fair-play de mettre aussi les articles défavorables à l'écrivain ».

Mais, soit dit en passant, cela va à l'encontre de la « campagne de réhabilitation » que Roger Maudhuy croit déceler « aujourd'hui », sans donner l'amorce du début d'un fait pouvant corroborer cette affirmation. Les ARB existent depuis soixante ans et, dussent-ils demeurer à peu près les seuls à encourager une meilleure connaissance de l'œuvre de Brasillach, ils ne se priveront pas de persévérer !

PMH.
Publié par ARB - dans REVUE DES LIVRES
23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 13:49

22ème CONFERENCE PARISIENNE DES ARB


L'association des Amis de Robert Brasillach a le plaisir de vous convier
à son prochain dîner-débat qui aura lieu le


Vendredi 26 juin 2009 dès 19h.30

 

Au restaurant « LE FRANÇOIS COPPEE »
Boulevard du Montparnasse 1, Paris 6ème, angle place Paul Fargue
M° DUROC, parking tout proche

Repas à 20 heures suivi d'une conférence de

 

Jacques MARLAUD

 

1909 - 2009 : PRESENCE DE ROBERT BRASILLACH

autour de Chénier et de quelques poètes assassinés

 

Avec la participation de Philippe JUNOD, Anne BRASSIE,
Philippe D'HUGUES, Manuel HEU, Alexis CHEVALIER,
la famille BARDECHE, Eric DELCROIX

 

100 ans après sa naissance, que reste-t-il de la présence de Brasillach dans notre littérature ? Depuis plus de 60 ans, l'Association des Amis de Robert Brasillach se bat, un combat de plus en plus difficile, pour qu'au-delà des haines et des passions, celui qui fut l'un des meilleurs espoirs de sa génération ne meure pas une seconde fois. 

«  Le miracle de l'association écrivait Pierre FAVRE en 1960, c'est cette amitié vivante et agissante entre tous les membres, comme Robert Brasillach l'eût aimée. Il y a une âme de l'association et nous la sentons en nous (...). J'aimerais que vous continuiez tous (...) à me prouver que vous prenez votre part de l'effort merveilleux de la plus forte et de la plus nombreuse des entreprises vouées au souvenir d'un écrivain et à son œuvre. » 

Nous vous espérons fidèles au rendez-vous le 26 !

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Participation au repas et aux frais : 40€ , vin, et café compris.

Réservation obligatoire par l'envoi d'un chèque à l'ordre des ARB à

Monsieur Pierre SOUVILLE, rue Pierre-Curie 2, F-78000 Versailles

Tél. : 01 39 51 08 47 (répondeur) ou 06 87 72 91 57

ou brasillach@europae.ch  // Suisse: 022/319.42.42 ; fax : 022/319.42.43

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N.B. : Ph. D'Hugues, en raison du décès d'un ami très proche, ne pourra finalement être des nôtres.

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ARB, Case postale 3763, CH-1211 Genève 3
brasillach@europae.ch  * www.brasillach.ch.

Publié par ARB - dans ARB
22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 10:04

1909-2009 : Robert Brasillach toujours présent !

 

« (...) et quelques-uns, parmi vous, sont peut-être tentés de penser que l'Association à laquelle vous avez donné votre confiance se meurt discrètement.

Votre président tient à les rassurer, tout en affirmant que, pour silencieuse qu'elle soit, depuis quelques temps, notre activité ne s'en poursuit pas moins efficacement. (...) »

 

Voilà ce qu'écrivait Pierre Favre dans une lettre d'information non datée mais que l'on peut situer au milieu des années cinquante ! Et d'ajouter, année après année, les appels désespérés du trésorier qui réclamait « des finances enfin saines ». Mais encore : Absence de secrétariat permanent, retards dans la parution des Cahiers, report dans l'impression du Bulletin, contraintes liées au bénévolat, manque de moyens, impossibilité d'envoyer des rappels de cotisation et surtout, difficultés de recrutement. Chaque lettre nous convie à un voyage qui semble être le dernier tant les obstacles sont nombreux ; et pourtant... 60 ans après sa fondation, 100 ans après la naissance de Robert Brasillach, l'association affronte toujours les mêmes démons avec succès. Là où tant d'associations d'amis d'écrivain ont failli, après une existence plus ou moins longue, parfois très brève (Amis de Pierre Gripari, de Saint-Loup, de Vincenot, de Robert Poulet, de Pierre Drieu la Rochelle, etc.), nous demeurons fidèles.

Le matériel à publier ne cesse de grossir et pourrait occuper des dizaines de bulletins et plusieurs Cahiers. Mais faute de collaborateurs bénévoles, la saisie se poursuit au gré des disponibilités du secrétariat de votre président ou d'étudiants payés à la page.

Une fée s'est-elle penchée sur le berceau des ARB ? Nous serions tentés d'y croire car, à chaque coup du sort, le destin, à l'ombre de quelque divinité bienveillante, nous envoie une aide salvatrice. Au moment de coucher ces lignes, je reçois un appel qui nous apportera peut-être la solution pour la réalisation des Cahiers à venir, notamment des deux gros volumes en chantier, celui du centenaire et l'hommage à Maurice Bardèche. Bien sûr l'opération a un coût et votre soutien est indispensable. Au moment du tirage de l'imposant numéro des Cahiers réalisé par Cécile Dugas, nous espérions récupérer le plus gros des cotisations impayées ; c'est aujourd'hui une somme d'environ 10'000 euros d'arriérés de cotisations qui est en souffrance !!! La balle est dans votre camp. Nous espérons mettre rapidement sous presse les Cahiers n° 51,  manuscrit de jeunesse.

Aux difficultés qu'évoquait déjà Pierre Favre à l'époque se sont ajoutés des problèmes personnels de votre président, lesquels depuis trois ans ont lourdement pesé sur nos activités et projets. Si le soussigné n'a pu garder avec vous un contact plus régulier, au moins a-t-il fait son possible pour maintenir une relation au moyen de lettres électroniques  lesquelles ne touchent malheureusement qu'une partie de nos adhérents. Cette problématique était liée à celle d'une parution plus fréquente du Bulletin, empêchée par l'augmentation des coûts d'imprimerie et des tarifs postaux ; l'envoi de Cahiers et Bulletins en France, où nous avons la majorité de nos membres, représente une dépense importante alors que le montant des cotisations demeure inchangé depuis de longues années.

Une solution a été trouvée à l'occasion de la modernisation du matériel d'impression de l'Etude par la mise en réseau d'une imprimante/copieur/ scanner/relieuse ; le Bulletin sera désormais tiré au coût de revient avec diminution du tirage puisqu'il est possible de retirer à tout moment des exemplaires. L'économie devrait approcher les 50%. L'essai effectué la semaine dernière avec les Cahiers du Club de la grammaire s'est avéré très concluant. Trop tard pour le Bulletin 114, bloqué depuis des mois, qui part chez l'imprimeur ; vous le recevrez très vite avec notre prochaine Lettre d'information. Nous reviendrons ainsi avec une formule moins volumineuse mais bien plus régulière, la réalisation technique du Bulletin étant également facilitée.

Document : Cette Lettre d'information reproduite le Bulletin n°1 des ARB sorti en 1958 ainsi qu'une lettre d'information de 1954. Autres temps, mêmes soucis !

Quelques déconvenues depuis l'an dernier : d'abord, la perte de notre nom de domaine pour la deuxième fois ; nous passerons sur les péripéties rocambolesques de cette affaire qui nous a fait perdre de l'argent et du temps, nous obligeant à rebaptiser notre site brasillach.ch ; problème donc réglé ! Ensuite, le blocage de notre compte en France, l'UE, en fidèle chien de garde des Etats-Unis ayant décidé de geler les avoirs iraniens, ce qui, dans la plus parfaite illégalité, a entraîné celui des comptes-clients auprès de la banque Meili. Ceci a perturbé nos activités : liquidités indisponibles (le soussigné a dû avancer les frais d'impression et d'envoi du Bulletin 113) et impossibilité d'encaisser des chèques ; plusieurs correspondances, entretiens téléphoniques et un déplacement à Paris ont été nécessaires pour régler partiellement et momentanément la situation ; nous ne pouvons plus effectuer le moindre paiement par la banque ni encaisser de nouveaux chèques de cotisations et ceux que nous émettons sont parfois refusés. Nous devrions très vite disposer d'un compte euros dans une banque à Genève ; le problème afférent au coût d'encaissement des chèques a pu être négocié mais il est impératif que ceux-ci soient portés à l'encaissement en une fois, c'est pourquoi nous lançons un appel aux cotisations 2009 ainsi qu'aux arriérés en demandant aux adhérents français de nous faire parvenir un chèque libellé aux nom des ARB à réception (Suisse et pays hors UE : CHF 50.- ; UE : € 34)

Signe des temps, cette année a débuté avec un arrêté interdisant pour la première fois à notre ARB, Pierre Sidos, la traditionnelle cérémonie organisée le 6 février sur la tombe de Brasillach. En revanche, nos amis italiens ont fêté dignement ce 100e anniversaire ; une fois à Rome avec une magnifique affiche collée dans les rues de Rome (ci-contre) et une autre par la lecture de Domremy (cf plus loin).

Blog des ARB : Toujours pour ce centenaire, notre ARB, Manuel Heu, a ouvert un blog des Amis de Robert Brasillach que vous pouvez découvrir sur http://arb6245.over-blog.net/ Cet outil est le complément indispensable de notre site (www.brasillach.ch), par définition plus statique. Actualisé aussi souvent que possible (nous cherchons de l'aide pour une mise à jour systématique) ce blog propose une actualité directe sur l'écrivain (articles récents, émissions de radio ou de télévision, document audio, etc.). Retrouvez les Poèmes de Fresnes lus par Pierre Fresnay, épuisés depuis longtemps en CD, l'émission consacrée il y a peu par Philippe d'Hugues à Brasillach, etc.

Conférence : Vous recevez avec la présente, l'invitation pour la soirée parisienne du 26 juin qui n'a pu être organisée en février ; l'assemblée générale 2009 se tiendra en automne à Genève. Dans les deux cas, nous fêtons un évènement exceptionnel et nous espérons que votre fidélité sera au rendez-vous ! Nous y parlerons de l'état de nos projets.

P. Junod

 

CP 3763, CH 1211 Genève 3 - brasillach@europae.ch - www.brasillach.ch

Publié par ARB - dans ARB
21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 10:37

Dans son billet du 9 février 2009, Michel Mourlet évoque le cas Brasillach :

« Admirable Toile, et qui viendra peut-être, hélas ! à bout des censures ! Je dis : hélas, car je tiens d'abord à rendre hommage à celles-ci. Elles sont à notre connaissance le meilleur auxiliaire de la vérité. Je pèse mes mots, comme toujours. Qu'est-ce qui a le mieux porté et soutenu la pensée bouleversante de Descartes, sinon l'obligation pour le premier philosophe moderne de s'exiler, de s'avancer masqué, d'attirer ainsi sur lui l'attention de l'Europe entière ? Qui a le mieux servi la mémoire de Fouquet : quelques ravissants poèmes de La Fontaine ou  la forteresse de Pignerol ? Croiriez-vous par hasard que le destin posthume de Voltaire a été assuré par son théâtre ? Pourquoi André Chénier, que valaient bien (je les ai lus et savourés) une bonne dizaine de ses contemporains préromantiques, est-il le seul à être célébré depuis le XIXe siècle ?  Qui a permis à Flaubert de connaître des tirages qui n'auraient jamais dépassé ceux de Stendhal (du vivant de ce dernier, bien sûr), s'il n'eût bénéficié de l'appui  inestimable du procureur Pinard ? Je vais encore poser une question affreuse, et qui va me valoir de nouveaux ennemis : Brasillach serait-il plus lu en 2009 que l'auteur de la Meute, s'il n'avait été fusillé, alors qu'Alphonse de Châteaubriant a, de sa belle mort, fini son parcours en Autriche ? Et que l'on ne compte pas sur moi pour révéler qui fut dans l'Histoire l'allié le plus efficace d'Israël.

 » Donc, pour le triomphe inéluctable de la vérité, pour l'accélérer souvent, pour le renforcer toujours, vive la persécution ! Vive les censures ! »

Publié par ARB - dans REVUE DU NET

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