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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 18:07

Dans son éditorial du 29 avril 2009, reproduit ci-dessous, le directeur de Libération, Laurent Joffrin, à propos d'un procès en cours, parle de la « Peste » que représenterait Youssouf Fofana, « accusé de l'assassinat, en 2006, avec actes de torture et de barbarie, d'Ilan Halimi, 23 ans », même s'il n'est « certes » pas « Drumont ou Brasillach ».


Il faut d'abord se débarrasser d'une fable : l'assassinat d'Ilan Halimi ne serait pas vraiment antisémite. On aurait affaire à un crime crapuleux, comme tant d'autres, motivé par l'appât du gain, comme si souvent. Thèse scandaleuse. Si ce crime n'est pas antisémite, qu'est-ce qu'un crime antisémite ? Ilan Halimi a bien été enlevé, séquestré, torturé, assassiné, parce qu'il était juif. Certes Fofana n'est pas Drumont ou Brasillach. Nulle théorie, nulle idée, nul raisonnement, dans ce «cerveau des barbares», selon le terme qu'il emploie lui-même. Mais un ramassis de clichés, un assortiment de réflexes, un air du temps, en un mot, qu'il a incorporé dans sa trajectoire criminelle. Tous les Dieudonné du pays devraient y réfléchir, s'ils le peuvent : cette peste toujours renaît, toujours cette figure du bouc émissaire sert d'exutoire aux difficultés sociales. La mémoire serait donc vaine ? Le combat contre les préjugés meurtriers, en tout cas, est un travail de Sisyphe.

Encore faut-il appliquer les remèdes adéquats. Les bons sociologues nous le disent : il y a - hélas - plusieurs antisémitismes en France. Celui-là est populaire et informe, distinct de celui de l'extrême droite, différent de certaines dérives d'extrême gauche. Il n'est pas seulement «le socialisme des imbéciles». Il est aussi le populisme des parias. Dans l'exclusion des cités, dans le racisme qui frappe les minorités, dans le désespoir social, la vieille peste trouve un milieu favorable. La justice en jugeant le crime juge un effet. C'est son travail. La République pour extirper le mal, doit s'attaquer à ses causes.

Publié par ARB - dans REVUE DE PRESSE
16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 13:19

Le "Cercle du six février" vient de mettre en ligne le texte de Brasillach que nous reproduisons à notre tour ci-dessous.


Aucun grand mouvement politique ne peut se passer du concours de la poésie. Aucun grand mouvement politique n'existe qui ne soit en quelque mesure un mouvement poétique. 

Il va de soi que ces deux assertions ne signifient point qu'une école littéraire proprement dite naît avec un régime nouveau. Mais seulement qu'un régime vivant comporte par nécessité son style de vie, et que, dans ses cérémonies collectives, dans son art collectif, on peut voir jaillir une impression esthétique en accord avec son idéologie politique. Cela a été vrai de l'architecture de Louis XIV et du cinéma soviétique. Cela est vrai aujourd'hui de l'art national-socialiste. La Troisième République française était un régime mort parce qu'elle était un régime anti-esthétique, qu'elle n'a rien créé, que ses préfets vivaient dans des meubles "copies de l'ancien", dans des palais en imitation, et que rien dans les cérémonies n'avait le moindre style.

Il n'y a point de nationalisme véritable qui ne fasse monter au-dessus de la doctrine même, et de l'action, une sorte de halo mystérieux où se reflètent toutes les puissances de la race. Dans le fascisme italien, qui ne voit combien grande est la part faite au souvenir de l'Impéro, aux figures votives jaillies du passé romain? Et dans le national-socialisme allemand, dans ces énormes cérémonies du printemps ou de l'automne, ne retrouve-t-on pas avant tout le vieux chant germanique de la fonte, du feu et de la fôret? Partout, lorsque les nations ont voulu s'éveiller de leur sommeil, elles se sont tournées vers le passé le plus lointain, et elles l'ont ressuscité, non point à la manière d'un musée, mais à la manière d'une religion toujours vivante. Le nationalsocialisme allemand en particulier a sans doute réussi avec son oeuvre "poétique" l'ensemble de spectacles les plus extraordinaires de notre temps. Le Nuremberg d'avant-guerre, ses centaines de milliers d'hommes la nuit sous le feu des projecteurs, les foules coulant en fleuves bruns et rouges, les dieux de stade, les armées composent dans notre souvenir le film le plus éblouissant qui soit. Et cela était beau non seulement par l'art qui s'y déployait, mais parce que cet art signifiait quelque chose. Constamment les puissances du sang et du sol semblaient incarnées, et la beauté n'était jamais objet d'érudition. Ainsi, dans le cadre de la vieille ville médiévale, le présent, qui tendait la main à l'avenir, en tendait une autre au passé, et l'Allemagne entière semblait présente.

Nous qui ne voulons point copier, nous qui ne voulons point imiter, mais qui savons reconnaître dans chaque expérience particulière la leçon universelle qui y est contenue, que devons-nous en conclure? Nous aussi, si nous avions un Etat, nous pourrions avoir notre poésie nationale et socialiste. Non point en ressuscitant pour les amateurs de floklore de gracieuses légendes périmées, non point en assemblant sur fiches les chansons provinciales, mais en prenant exemple sur les peuples ressuscités pour faire passer l'histoire dans le présent. Est-ce possible? Je ne sais, car il s'agit là d'une bien grande entreprise. Il faut que l'école, il faut que l'éducation, préparent à comprendre le sens des hautes cérémonies françaises que nous voudrions. Il faut peut-être nous débarrasser aussi du complexe gréco-latin qui fait que pour un poète français les argonautes sont plus naturels que les croisades, et que Jeanne d'Arc, du Guesclin ou Charlotte Corday semblent moins proches que Phèdre, que César ou qu'Antigone. Il faut revenir aux vraies sources de notre race, ce qui est un vaste travail.

Mais il est bien sûr que l'expérience nationale-socialiste, dans notre temps, aura eu le mérite singulier de faire pénétrer dans la foule les notions de beauté dont elle semblait privée. Les socialistes miteux, au cours du XIXème siècle, ont rêvé de "spectacle de masse" et cela a fini en faisant jouer par des acteurs de la Comédie-Française des pièces poussiéreuses de Romain Rolland quand ce n'était pas de Jean-Richard Bloch. Mais les vrais spectacles de masse, ils étaient à Nuremberg, où chacun participait à une action de beauté collective aussi puissante que pouvait l'être une cérémonie religieuse au moyen âge ou dans la Grèce antique. Tout ce qui avait disparu, depuis la Renaissance, de la vieille Europe était animé avec une puissance dont nous aurions eu peine à concevoir l'idée. Ce fut là un des moyens, n'en doutons pas, qui ont le mieux servi la cause nationale. N'est-ce pas une leçon pour l'avenir?

Robert Brasillach

(Texte publié dans le périodique Notre Combat - Hebdomadaire politique littéraire satirique - Numéro spécial n°42 - Avril 1943)

Publié par ARB - dans REVUE DU NET
6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 04:11
A titre informatif et comparatif, voici des liens vers les articles Brasillach des encyclopédies en ligne Metapedia et Wikipedia :
- http://fr.metapedia.org/wiki/Robert_Brasillach
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Brasillach
Publié par ARB - dans REVUE DU NET
3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 08:59

Le site du "Cercle du six février", que nous remercions pour avoir signalé la création de notre blog, propose plusieurs pages sur Robert Brasillach :

- Association des Amis de Robert Brasillach

- Robert Brasillach

- A nos morts de Février

- 6 février, solstice de la Nation

- Deux poètes oubliés : Saint Avit et Fortunat par Robert Brasillach

- Documents : avec notamment des discours sur la tombe de Robert Brasillach
Publié par ARB - dans REVUE DU NET
2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 16:30

Est reproduit ci-dessous un texte (suivi de sa traduction par Novopress) paru sur le site de Casapound, qui narre un hommage romain bien particulier rendu à Brasillach.


Nella notte tra il 29 ed il 30 marzo, a Roma, è stato degnamente celebrato il battesimo del Turbodinamismo, neonata corrente artistica legata all'Associazione di promozione sociale CasaPound Italia ( www.casapound.org ), con l'affissione di decine di manifesti 2×2 m. raffiguranti, in un tripudio di colori, uno dei più grandi poeti d'Europa, Robert Brasillach.
Gli stencils, accompagnati dalla dicitura "Je suis partout", sono stati affissi nottetempo in prossimità di luoghi di rilievo culturale e artistico, quali (inserire).
Il poeta francese, autore di opere leggendarie come i "Poemi di Fresnes" e "Il Nostro Anteguerra", assassinato il 6 febbraio 1945, viene qui omaggiato come artista irriverente e geniale, mente fine e lungimirante, accorto politico.
Ma anche, e forse soprattutto, per puro caso. Avremmo potuto fregiarci dell'effigie di Nietzsche, Buddha, Evola o Dèbord, oltraggiare la barba di Marx, venerare la pelata di Lombroso: non è escluso che lo si faccia un domani.
A chi ci chiederà perchè tutto questo - perchè il caso, l'irriverenza, il gusto per la boutade come forma d'arte - noi risponderemo "perchè fa ride".
Nel rivendicare il beau geste, annunciamo dunque l'emergere dal Caos primordiale dei Turbodinamisti, beffardi artisti auto-elettisi figli di tutti e di nessuno, di cui alleghiamo il Manifesto:1. Turbodinamismo è esaltare il gesto gratuito, violento e sconsiderato, con deferenza e riguardo al vestirsi bene.
2. L'arte è morta da tempo immemore, rivive solo nell'immediatezza dell'azione brava e rischiosa e relega la sua fruizione unicamente al vantarsi poi con gli amici al pub.
3. A chi ci chiede che lavoro fa il menatore rispondiamo seccamente che dispensa virtù nell'apnea decennale del teppismo di facciata.
4. Confinare l'arte in luoghi ed eventi ne santifica la prigionia, noi organizzeremo evasioni spettacolari con quel fare tipico del furfante anni '20.
5. I buoni dell'arte, gli imbroglioni, gli istituzionali, questi lestofanti hanno saccheggiato ogni spirito feroce e ogni Ύβρις, e siamo tornati per riprenderci tutto.
6. Contro l'ansia da air-bag delle vostre mura imbottite, noi esaltiamo le suture e l'ortopedia, il pronto soccorso e maxillo-facciale, poichè urgono fratture per flirtare con le infermiere.
7. Siamo stufi di sentir cantare le vittime e i reietti, di veder glorificate profezie desertiche: rivendichiamo quel certo stile necessario ad appiccare un incendio.
8. Agli anestetizzati del buonismo annunciamo che faremo sistematicamente a pezzi tutto quanto solo per il gusto di farlo. Siamo ben consci che rispondere puntualmente "perchè fa ride" a chi ci domanda il motivo di tanta intolleranza non fa che ingrassare il nostro alone di turpitudine, però fa ride.
9. La nostra tendenza all'assoluto è puntualmente stemperata dal gusto dell'irruzione, nella stasi imperante dettiamo la legge del mercurio. Ma il fatto di odiare praticamente tutti non ci rende certo incapaci di corteggiare una donna omaggiandola di rose rosse.
10.. Il Turbodinamismo celebra la vita, col paradosso della distruzione, celebra la carne e l'accettazione titanica, mascherando nel sorriso la pulsione tragica e la metafisica della guerra. Sorseggeremo del buon whiskey mentre tutto brucia, abbiamo stabilito che il futuro ci appartiene.
www.casapound.org
Gianluca Iannone

Rome : Robert Brasillach s'affiche sur les murs de la ville éternelle
 31/03/2009 - 17h00
ROME (NOVOpress) -
Dans la nuit de dimanche, des photos géantes de l'écrivain et poète français Robert Brasillach ont fait leur apparition sur les murs des hauts lieux de culture de la capitale italienne. L'action, qui concorde avec le centenaire de la naissance de l'écrivain, le 31 mars 1909 à Perpignan (Pyrénées-Orientales), a été revendiquée par Casapound <http://www.casapound.org/> , le centre social phare de la droite radicale romaine, et s'est voulue l'acte de naissance du « Turbodynamisme ».
« Dans la nuit du 29 au 30 mars, à Rome, a été dignement célébré le baptême du Turbodynamisme, nouveau courant artistique lié à l'association de promotion sociale Casapound, avec l'affichage de dizaines d'affiches de deux mètres sur deux, représentant, dans une débauche de couleurs, l'un des plus grands poètes européens, Robert Brasillach. Des autocollants portant la mention "je suis partout" ont également été collés à proximité de lieux culturels et artistiques », explique l'association dans un communiqué.
« Hommage a ainsi été rendu au poète français, auteur d'œuvres inoubliables telles que les Poèmes de Fresnes et Notre avant-guerre, assassiné le 6 février 1945, en tant qu'artiste irrévérencieux et génial et que politique avisé et clairvoyant, mais aussi, et peut-être surtout, par pur hasard. Nous aurions aussi bien pu nous parer des effigies de Nietzsche, Bouddha, Evola o Debord, outrager la barbe de Marx, vénérer le crâne chenu de Lombroso : il n'est pas exclu qu'on le fasse un de ces quatre matins. A ceux qui nous demanderons pourquoi tout ça, pourquoi le hasard, l'irrévérence et le goût pour la boutade en tant que forme d'art, nous répondrons : "parce que c'est rigolo". En revendiquant le "beau geste" [en français dans le texte - NdT], nous annonçons par conséquent l'émergence du Chaos primordial des Turbodynamistes, artistes moqueurs autoproclamés fils de tous et de personne », précise encore le communiqué.
S'ensuit un Manifeste qui précise en 10 points les ambitions du tout nouveau courant artistique (disponible en italien sur le site de Casapound).
 
Source : http://fr.novopress.info/

Publié par ARB - dans REVUE DU NET
2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 11:25
Voici un article paru hier sur le site "Mister Arkadin".
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Pour accompagner la sortie en France du film Katyn, ce 1er avril 2009, je reproduis ci-dessous « J'ai vu les fosses de Katyn », reportage du journaliste et critique de cinéma Robert Brasillach, paru dans Je Suis Partout (n°622, 9 juillet 1943, p.1-9, dans le cadre d'une série « Choses vues »).


Lorsque M. de Brinon nous fit l'honneur, à Claude Jeantet et à moi, de nous demander de l'accompagner en Allemagne et sur le front de l'Est, afin de rendre visite aux légionnaires français contre le bolchevisme, j'avoue avoir immédiatement pensé que nous pourrions peut-être visiter l'horrible nécropole de Katyn. Mais cette escale n'était point prévue, et, tout au long d'un voyage passionnant et admirablement organisé, où les autorités militaires et civiles rivalisèrent d'attention et de délicatesse, il me semblait voir s'éloigner la possibilité que j'avais entrevue. Nous avions beaucoup de choses à faire, beaucoup à voir, nous ne disposions que d'un temps limité. Et puis, la chaleur venait, les fosses de Katyn avaient été refermées, et on ne les rouvrirait qu'au moins d'octobre pour poursuivre les travaux d'identification. Aucun journaliste français n'était encore allé à Katyn. Si les Espagnols avaient eu la chance de lire les saisissants reportages de Gimenez Caballero, il avait fallu nous contenter du rapport officiel de la commission internationale, à laquelle assistait, pour la France, je ne sais quel apothicaire étoilé, décoré du nom de médecin général, qui avait admis sans discuter le bien-fondé de toutes les remarques de ses collègues, mais n'avait pas eu l'élémentaire probité de signer lui-même le rapport. Pourtant, nous insistâmes, et, à la fin de notre voyage, on nous mena passer la nuit à Smolensk, de façon à voir Katyn au petit matin.

Aujourd'hui, je rassemble dans mon souvenir, pêle-mêle, les images de ces journées : nous avons voyagé en sleeping et en trains de troupes, dans les « wagons durs » et en voiture, dormi dans les grands hôtels viennois et les maisons de bois de la Bérésina, partagé le repas des légionnaires ou la soupe distribuée aux soldats dans les gares et la délicate cuisine française préparée en notre honneur dans les réceptions d'état-majors : nous avons parlé avec les réorganisateurs de la vie économique du pays, avec les ouvriers de Berlin ou de Vienne, et je me sens presque découragé devant cet amas d'impressions et de figures, qu'il s'agit de faire comprendre. Mais si ce voyage a un sens, c'est bien sa dernière image de Russie qui le lui donne, et c'est par elle qu'il faut commencer.

J'ai vu Katyn. Cette perception directe, que rien ne peut remplacer, je l'aie eue. J'ai contemplé le paysage, respiré l'odeur abominable, j'ai marché à travers les sentiers du petit bois riant qui recouvre tant de cadavres, j'ai regardé, dans le vent du matin, les grandes fosses de terre ocrée, les arbres sauvages, les buissons. Je n'ai rien à dire que je n'aie vu.

L'odeur du charnier

Avec la monotonie de la plaine russe, l'étendue lépreuse et lugubre des prés, des marécages, à peine coupée par les forêts, les environs de Smolensk forment un agréable contraste. Les collines charmantes laissent entre elles des vallonnements frais, des bois sans sauvagerie, des jardins. Le petit village de Katun (car c'est ainsi que l'on dit là-bas) n'est sans doute guère différent des autres villages russes : je ne l'ai point vu. J'ai vu seulement un bois, de cinq à six kilomètres, un fouillis d'arbres et de halliers. On irait volontiers passer quelque week-end à Katyn, s'il y avait des week-ends en régime soviétique. Tout cela est vert, dans cet été qui commence, encore proche du printemps, plein d'un charme facile, plus proche encore de Jean-Jacques que de Tolstoï. C'est pourtant là.

On sait comment s'est faite la découverte, de la façon la plus banale. Quelques travaux, quelques tranchées ont mis à jour des cadavres d'officiers polonais. Les Allemands ont interrogé les paysans des environs. Après beaucoup de réticences (la crainte passée des Soviets paralyse parfois les langues), ils ont avoué qu'on avait amené dans le bois, voici trois ans, des trains entiers de prisonniers. Et aussi des Russes. On a poussé plus avant les recherches. On est tombé sur une fosse énorme, qui renfermait des milliers de corps, entassés tête-bêche. On en a identifié deux ou trois mille. Puis, petit à petit, on a découvert d'autres fosses. Pour nous, malgré l'interruption des travaux, on a rouvert un des emplacements funèbres cette nuit. C'est le matin. Nous nous sommes levés à cinq heures, nous nous étions couchés à deux heures et demie, au moment où le jour, qui apparaît très tôt en Russie, commençait déjà à blanchir l'horizon. Il a plu, le ciel est gris, c'est une aube d'exécution capitale classique, et il fait presque froid. Il n'y a pas beaucoup de chemin à faire, depuis la route maintenant séparée du bois par un enclos, pour gagner les tombes. Nous traversons silencieusement le bois, et on nous mène près de la fosse.

Et tout de suite, ce qui nous saute au visage, c'est l'odeur. Le chauffeur de notre voiture qui avait déjà fait cette sinistre visite m'avait prévenu. Ce n'est pas une petite fille. Il a la médaille d'hiver, il a fait campagne, c'est un vieux militant des luttes du national-socialisme :

- je n'ai pas pu manger pendant deux jours, nous a-t-il dit.

Autour de cette fosse, où tout le monde s'est mis à fumer pour masquer l'odeur abominable, il y a des hommes qui ont connu l'autre guerre, et les champs de bataille de celle-ci. Presque tous sont saisis. Pourtant, il faut nous pencher, regarder, il faut sentir.

Je voudrais faire passer un peu de cette odeur à travers les fumées d'encens des archevêques bolchevisants.

Odeur massive, odeur noire et âcre, inoubliable odeur du charnier. Quelque chose de vivant comme une bête, longuement pourri dans cette terre qui n'abîme pas trop les cadavres. Ils sont là, pressés et compacts, et d'eux monte cette chose qu'on pourrait cerner, qu'on pourrait tenir dans ses mains, tant elle est lourde. Le vent parfois la jette à nos visages, et on a envie de s'essuyer, comme si elle était gluante, fétide et molle. Mais ce n'est qu'une odeur. Mais ce n'est qu'une odeur. La viande pourrie, le gibier grouillant de vermine, le suint des étables longuement fermées, la vomissure, les vieilles gangrènes purulentes, la fermentation des graines semblent se mêler tour à tour dans un atroce composé amer. Peut-être est-ce le poisson avancé que cela nous rappelle le plus. Mais un banc énorme de poissons, pourri dans l'âcreté marine, avec des relents d'abcès crevés, de sanies purulentes, de plaies vertes où coulent les toxines. Oui, vraiment, c'est l'odeur qui nous attaque, qui nous enveloppe, et nous y descendons comme nous descendrions dans la fosse elle-même, baignés dans l'horrible suintement, et toute la journée, nous traînerons avec nous, sur nos vêtements, à nos chaussures, cet innommable souvenir gras, indélébile et puant.

Jugement dernier

Après tant de mois, cette odeur ? Mais oui. Il faut croire que la terre de Katyn a des propriétés conservatrices particulières. Quand les hommes affairés à cette besogne remuent les malheureux cadavres polonais, quand ils en soulèvent un au bout de leur crochet, ils nous envoient en même temps à la figure cette odeur, comme si elle était une pelletée de terre. Et nous voyons alors se dresser, debout, comme un décharné de Ligier Richer, un fantôme aux dents découvertes, sec et muet, qui nous apporte sa bouffée de pourriture.

Ils sont là, rangés tête-bêche, bien reconnaissables dans leur bel uniforme souillé et terni, avec les bottes, le grand manteau. J'ai passé plusieurs mois en captivité avec des officiers polonais, je puis reconnaître leurs frères. Ils sont la face contre terre, on nous désigne la trace du coup de revolver dans la nuque. Les photographies nous les ont montrés, mais rien ne peut donner l'idée de cet entassement régulier, couche par couche, aussi méthodique qu'un entassement de conserves. Dans cet amalgame, tout semble se tenir, comme si une matière gélatineuse unissait les corps. Il faut les détacher les uns des autres, au bout de fourches ou de tridents, et l'on entend alors une sorte de déchirement de papier gras. Des fossoyeurs indifférents marchent dans le sable et remuent les cadavres. Ils nous en saisissent un par deux crochets, et le jettent à nos pieds, sec, léger, comme un énorme hareng.

C'est encore une comparaison empruntée aux peuples de la mer qui me vient à l'esprit. Mais elle frappe trop pour ne pas la faire. S'il est vrai que le fœtus naît dans l'élément marin, je veux croire désormais que le cadavre devient, lui aussi, cette étranger bête à sang froid, coagulé et vert. Il est là, ce hareng sec et monstrueux, arraché à la gélatine des autres corps. Ses côtes saillent comme des arêtes sous le vêtement. Nous nous penchons sur lui, nous regardons. Il y a déjà longtemps que je ne respire plus que, par la bouche, exercice que je recommande dans cette situation, et je vois quelques-uns de nos compagnons qui répriment à grand peine leurs nausées.

Au couteau on coupe les poches du malheureux pour le fouiller. Voici de la monnaie polonaise, un portefeuille, des papiers d'identité, un envoi d'argent de sa famille adressée à son camp de prisonniers, avec les cachets de la poste encore bien visibles, un journal russe d'avril 1940. Tout cela sali, taché, humide d'innombrables contacts, mais encore reconnaissable.

Nous raisonnons avec froideur, si la froideur est possible ici. Que ces corps soient des corps de Polonais, cela n'est pas douteux. Aucune supercherie n'est possible, de ce côté-là. Peut-on nous avoir monté, pour la propagande, une immense et atroce mascarade ? Mais on a fouillé pour nous ces cadavres, qu'il est vraiment impossible d'avoir « préparés » à l'avance : les vêtements sont collés au corps, il faut le couteau pour les détacher. Sans dégoût apparent, les fossoyeurs russes arrachent les poches et nous montrent ce qu'elles contiennent. Et les papiers sont irréfutables, ainsi que les dates. Un journal, une lettre, rien de postérieur au mois d'avril 1940. Il faut que l'exécution ait eu lieu à quelques jours de là, quelques semaines tout au plus. On ne peut désigner qu'un coupable : le bourreau soviétique.

On s'excuse de ces raisonnements, peut-être ne sont-ils pas inutiles. Il y a encore des gens qui s'imaginent que Katyn est un bluff, les Soviets auraient-ils rompu avec les émigrés polonais de Londres à ce sujet ? Mais toute logique abstraite est dépassée par la vision de ces corps écrasés. Si le visage est abîmé et méconnaissable, bien qu'il ne soit pas réduit aux seuls os, le corps, à travers les vêtements coupés, conserve encore la peau, les muscles, un amas vert, rose et jaune, tantôt durci, tantôt gélatineux, que la terre sablonneuse a gardé en état. J'avoue être, pour ma part, plus sensible, physiquement, à l'horreur vivante, aux blessures, aux brûlures, aux mutilations. Je puis me pencher sans trop de dégoût physique sur ce cadavre insolite, hors de notre humanité. Mais il est là, ce grand gaillard qui devait être vigoureux, rejeté sur le sable comme sur une grève, témoin d'un crime. Et il parle par toute son immobilité, comme au jugement dernier.

Cent mille...

On nous mène à une autre fosse, plus petite, où un cadavre a les mains attachées derrière le dos. Un autre a sa vareuse rabattue sur le visage. Il paraît qu'ailleurs on a trouvé des Russes sans trace de balle, mais de la terre dans la bouche : enterrés vivants.

Pour les officiers polonais une étrange question se pose. Celui que j'ai exhumer et fouiller avait une lettre de sa famille adressée à son camp. Donc, pendant quelques mois, de l'automne 1939 au printemps 1940, il avait joui du statut régulier des prisonniers de guerre. Le statut que les Soviets n'ont jamais appliqué aux Allemands et à leurs alliés. Le malheureux avait correspondu avec les siens, reçu des colis et même de l'argent. Et puis, un beau jour, tout s'est arrêté. Les Russes ont mis dans des wagons douze mille officiers, et les ont méthodiquement exécutés dans les fosses de Katyn. Pourquoi ce brusque changement ?

Il ne peut y avoir qu'une réponse. Pendant quelque temps les Soviets ont espéré gagner l'armée polonaise. Non seulement celle qui était originaire des régions occupées par eux, mais aussi bien les officiers originaires de Varsovie, des régions occupées par l'Allemagne (la lettre que j'ai vue venait du Gouvernement Général) ce qui laisse soupçonner bien des machinations. Et puis, un jour, ils ont compris que les Polonais haïssaient le bolchevisme, que ce peuple si souvent irréfléchi, si souvent léger, d'une légèreté tragique, n'avait pas oublié la leçon anticommuniste de Pilsudski, et qu'au-delà de Pilsudski, il n'avait pas oublié que son histoire fut essentiellement anti-russe. Les Soviets ont tiré la conséquence logique de cette constatation : ils ont décapité l'élite polonaise, comme ils ont anéanti l'élite des pays baltes.

Nous traversons le bois, où le vent a emporté quelques billets de banque polonais, que l'on ne garde point, puisqu'ils sont sans valeur et ne peuvent servir à l'identification. Je voudrais en ramasser quelques-uns pour donner à la quête, dans quelque église. Je pense que partout - et même en Amérique - les Polonais ont fait prier pour les leurs. Mais que nulle part à l'étranger et même pas au Vatican, on n'a entendu un cardinal ou un évêque élever la voix pour condamner ce massacre de catholiques. L'épiscopat français s'est tu, lui qui aime tant parler. Mgr Baudrillart ne se serait pas tu. Pie XI lui-même, qui condamna les massacres d'Espagne, ne se serait sans doute pas tu. L'Eglise manque d'hommes.

Voici une autre fosse devant nous, une autre éminence à peine creusée. Presque à la surface, des corps de paysans. Cette fois, ce sont des Russes, sans papiers, sans identité, pauvres bougres tués en 1937 et 1938, selon toute vraisemblance. On ne saura jamais pour quel « crime ».

- Partout, nous dit l'officier qui dirige les fouilles, on trouve des fosses. On pourrait creuser par hasard. Et d'après la superficie du bois, et la densité des tombes, nous pensons maintenant qu'il y a là de soixante mille à cent mille cadavres.

Cent mille cadavres... Dans ces fourrés riants, comme on en trouve à Vincennes ou à Fontainebleau.

Pitié et réflexion

À l'entrée de la nécropole, les Allemands ont rassemblé les corps exhumés, plusieurs milliers dont près de trois mille ont été identifiés. Après avoir réuni leurs papiers et tout ce qui pouvait servir à les reconnaître, l'armée allemande leur a donné des bombes décentes, des tombes de soldats, immenses et régulières, surmontées de hautes croix. Il y a parmi eux cent cinquante médecins. À part, les sépultures de deux généraux. C'est là que des chapelains polonais ont dit la messe. C'est là qu'on nous demande de venir, et que l'ambassadeur de France et nous-mêmes saluons les victimes de la guerre. Dans cette minute silencieuse, au-delà de toute politique, nous, Français, nous pouvons penser qu'au mois de septembre 1939 nous étions les compagnons d'armes de ceux qui reposent ici, victimes de chefs imprudents, des excitateurs d'Amérique, et de la barbarie bolchevik. Et nous ne voudrions pas laisser place à un autre sentiment qu'à la pitié.

Mais il faut aussi réfléchir. L'une des plus importantes revues anglaises, la Nineteeth Century, dans son numéro de juin, demandait franchement pourquoi les Polonais n'étaient pas passés du côté des Allemands, d'autant plus, ajoutait-elle sans fard, que les Polonais qui ont fait preuve de bonne volonté, n'en ont tiré qu'avantages particuliers et généraux. Quand nous sommes entrés à Paris, cela a été pour apprendre que le général Siborski, chef des émigrés de Londres, et qui avait pris l'initiative de demander une enquête sur Katyn, venait de se tuer en avion avec son chef d'état-major. Peut-être est-il la dernière victime en date de Katyn, comme Darlan était la dernière victime de Mers-el-Kébir.

On sait que la Croix-Rouge polonaise, dirigée par des médecins polonais, a collaboré activement à l'exhumation et à l'identification. On sait que des officiers polonais, prisonniers de l'armée allemande, ont été amenés en avion pour reconnaître le charnier. Ils en sont repartis pleins d'une indignation immense et sont prêts, ont-ils dit, à prendre les armes contre le bolchevisme. Les craintes de Nineteenth Century ne sont point vaines : la mort de Siborski le prouve. En Français, en Européens, en hommes formés par le christianisme, nous souhaitons que le mouvement s'accentue encore.

Dans ce décor que la mort rend sinistre, sous la grisaille du ciel russe, nous pouvons songer au malheureux sort d'un pays entraîné par des fous et des mégalomanes hors du destin modeste et sûr qui aurait pu être le sien. Mais nous songeons surtout que ce charnier épouvantable donne la mesure de ce qui pourrait nous attendre tous. Ces officiers antibolcheviks ne sont point seuls. À côté d'eux, des dizaines de milliers de Russes, peut-être des révolutionnaires, peut-être même les aides-bourreaux, dorment pêle-mêle. Si la barrière de l'Occident venait à crever, les abbés rouges dormiraient à côté des riches gaullistes aussi bien que des collaborationnistes tièdes ou convaincus. Et l'odeur de Katyn monterait alors de Fontainebleau ou de la Loire.

Voilà ce que nos yeux ont vu. Nous avons tenu à le dire, avant toute autre chose, parce qu'il nous semble tenir là un des éléments essentiels de cette guerre. Elle n'est point faite au peuple russe, on l'a répété vingt fois : elle est faite pour briser et contenir ce que représente la sauvagerie mécanique et implacable de Katyn. À la fin de notre séjour en Russie, dans cette aube froide, nous emportons collée à nous l'odeur du carnage pourri, et la vision de ces bancs énormes de vaincus, agglomérés et échoués dans les clairières sablonneuses, la bouche ouverte comme des poissons étouffés. Du Vatican, de Paris, de Lyon, de Lille, que ne peut-on organiser des pèlerinages, afin de prier - et de comprendre !


En compléments, plusieurs documents audiovisuels relatifs à ce reportage, évoqué dans l'émission « Concordance des temps » du 25 octobre 2008 (« Les politiques mentent-ils toujours ? »), dans laquelle Jean-Noël Jeanneney s'interrogeait pour savoir quels étaient «  les avantages et les inconvénients des travestissements de la vérité dans les gouvernements des hommes » :
-       la Visite de Monsieur de Brinon aux combattants de la LVF, Actualités Françaises, 1er janvier 1943, 10 min. 15 sec. ; INA [un autre document de l'INA] ;  
-       le massacre de Katyn.

 



Publié par ARB - dans REVUE DU NET
1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 10:18

Le centenaire de Robert Brasillach a été salué hier par Jean-Luc Leopoldi sur le site Novopress (voir également les commentaires qui suivent) :
Aujourd’hui, Robert Brasillach aurait pu fêter son 100e anniversaire puisqu’il est né à Perpignan le 31 mars 1909. Seulement voilà : le 6 février 1945, ce délicieux écrivain, grand Français et grand Européen (au vrai sens du terme) immensément cultivé, fut assassiné par un peloton d’exécution avec la bénédiction du gouvernement provisoire d’un certain Charles De Gaulle.

Il n’avait tué personne ; il a été condamné à mort pour ses opinions, parce qu’il était trop brillant pour les médiocres vainqueurs, et qu’il avait eu le courage de ne pas fuir comme d’autres, et de se livrer lui-même pour faire libérer sa mère qui venait d’être arrêtée. Il n’avait pas 36 ans. Et le recours en grâce formulé par les plus grands intellectuels de l’époque, toutes tendances confondues (sauf les communistes) laissa le général de marbre. Cela s’appelait « l’épuration ».

En cette 64e année de notre démo-crassie nurembergeoise, qui sévit toujours, à notre époque maniaque des commémorations, repentances, excuses en tout genres et « devoirs de mémoire » (la mémoire est ce qui remplace la véritable Histoire), nos média dévoyés (pour rester poli), aux ordres d’une dictature qu’il est interdit de nommer, n’auront pas un mot pour honorer ce grand artiste martyr de la liberté d’expression et demander pardon. Honte à eux !

Au contraire, ils rajouteront une louche de « Shoah », dont nous sommes déjà gavés quasi-quotidiennement, jusqu’à la nausée et au-delà.

Nous ne ferons pas comme eux. Nous nous souviendrons, et parlerons de Robert autour de nous !

Association des Amis de Robert Brasillach : http://brasillach.ch & http://arb6245.over-blog.net

Publié par ARB - dans REVUE DU NET
31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 10:16
Les derniers coups de feu continuent de briller
Dans le jour indistinct où sont tombés les nôtres.
Sur onze ans de retard serais-je donc des vôtres ?
Je pense à vous ce soir, ô morts de février.

Robert Brasillach



Publié par ARB - dans BIOGRAPHIE
26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 19:36

Conformément à ce qui a été annoncé le 17 février dernier, Philippe d'Hugues (1), dans son "Libre journal du cinéma" du 19 mars 2009, a rendu hommage à Robert Brasillach, critique et historien du cinéma, à l'occasion de son centenaire, Philippe Ariotti ayant lu un extrait de L'Histoire du cinéma. Un enregistrement de l'émission récupéré ici.



Note :
(1) À lire l'article récent de Philippe d'Hugues : « L’étincelante génération Brasillach », La Nouvelle Revue d’Histoire, n°41, mars-avril 2009, p.25-27. 

Publié par ARB - dans REVUE DE LA RADIO
18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 03:36

Cette question, a priori absurde, a posteriori pertinente, m'est venue en lisant l'article de Pascal Manuel Heu rappelant le centenaire de Robert Brasillach (1909-1945). D'entrée, je dirai oui ! Et le fait d'être Perpignanais n'influe pas mon opinion ! D'ailleurs, l'iconographie illustrant ma note expose l'une des plus belles pièces de ma collection de livres et revues sur le cinéma ! C'est naturellement, l'édition originale, celle des Éditions Denoël et Steele, 19 rue Amélie, 19 (sic !), Paris, 422 p., 1935. L'exemplaire - qui n'est pas à vendre - est en parfait état, et hautement sécurisé sous pellicule plastifiée. Mais je ne suis qu'un simple amateur, certains possédant toutes les éditions ! Pour en revenir à mon interrogation, elle est née de griefs qui me furent faits - en collaborant occasionnellement à l'écriture d'une brochure de cinéma - d'avoir cité les sieurs Bardèche et Brasillach pour la meilleure compréhension d'un film muet. Les bras et la mâchoire m'en tombèrent. Les fâcheux me reprochaient le texte qui, extrait de l'édition originale, était irréprochable ! En fait, il ne fallait pas mentionner les deux auteurs ! Nonobstant, s'agissant de l'Histoire du cinéma, comment ne pas faire référence à l'ouvrage éponyme de Bardèche et Brasillach ? Ce livre, s'il n'est pas la première étude générale du cinéma (cf. Georges-Michel Coissac, Histoire du cinématographe des origines à nos jours, Paris, Cinéopse-Gauthier Villars, 1925 ; Georges Charensol, Panorama du cinéma, Paris, Kra, 1930), est l'un des premiers ! Il faut donc fêter les 100 ans de Robert Brasillach ! CQFD ! Ce Que Fêter (se) Doit !
Albert Montagne

(texte paru sur le "Big Blog", "Notes cinéphiles et censoriales d'Albert Montagne", le 15 mars 2009 ; reproduit avec l'aimable autorisation de son auteur).

Publié par ARB - dans REVUE DU NET

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