Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 11:25
Voici un article paru hier sur le site "Mister Arkadin".
-----------

Pour accompagner la sortie en France du film Katyn, ce 1er avril 2009, je reproduis ci-dessous « J'ai vu les fosses de Katyn », reportage du journaliste et critique de cinéma Robert Brasillach, paru dans Je Suis Partout (n°622, 9 juillet 1943, p.1-9, dans le cadre d'une série « Choses vues »).


Lorsque M. de Brinon nous fit l'honneur, à Claude Jeantet et à moi, de nous demander de l'accompagner en Allemagne et sur le front de l'Est, afin de rendre visite aux légionnaires français contre le bolchevisme, j'avoue avoir immédiatement pensé que nous pourrions peut-être visiter l'horrible nécropole de Katyn. Mais cette escale n'était point prévue, et, tout au long d'un voyage passionnant et admirablement organisé, où les autorités militaires et civiles rivalisèrent d'attention et de délicatesse, il me semblait voir s'éloigner la possibilité que j'avais entrevue. Nous avions beaucoup de choses à faire, beaucoup à voir, nous ne disposions que d'un temps limité. Et puis, la chaleur venait, les fosses de Katyn avaient été refermées, et on ne les rouvrirait qu'au moins d'octobre pour poursuivre les travaux d'identification. Aucun journaliste français n'était encore allé à Katyn. Si les Espagnols avaient eu la chance de lire les saisissants reportages de Gimenez Caballero, il avait fallu nous contenter du rapport officiel de la commission internationale, à laquelle assistait, pour la France, je ne sais quel apothicaire étoilé, décoré du nom de médecin général, qui avait admis sans discuter le bien-fondé de toutes les remarques de ses collègues, mais n'avait pas eu l'élémentaire probité de signer lui-même le rapport. Pourtant, nous insistâmes, et, à la fin de notre voyage, on nous mena passer la nuit à Smolensk, de façon à voir Katyn au petit matin.

Aujourd'hui, je rassemble dans mon souvenir, pêle-mêle, les images de ces journées : nous avons voyagé en sleeping et en trains de troupes, dans les « wagons durs » et en voiture, dormi dans les grands hôtels viennois et les maisons de bois de la Bérésina, partagé le repas des légionnaires ou la soupe distribuée aux soldats dans les gares et la délicate cuisine française préparée en notre honneur dans les réceptions d'état-majors : nous avons parlé avec les réorganisateurs de la vie économique du pays, avec les ouvriers de Berlin ou de Vienne, et je me sens presque découragé devant cet amas d'impressions et de figures, qu'il s'agit de faire comprendre. Mais si ce voyage a un sens, c'est bien sa dernière image de Russie qui le lui donne, et c'est par elle qu'il faut commencer.

J'ai vu Katyn. Cette perception directe, que rien ne peut remplacer, je l'aie eue. J'ai contemplé le paysage, respiré l'odeur abominable, j'ai marché à travers les sentiers du petit bois riant qui recouvre tant de cadavres, j'ai regardé, dans le vent du matin, les grandes fosses de terre ocrée, les arbres sauvages, les buissons. Je n'ai rien à dire que je n'aie vu.

L'odeur du charnier

Avec la monotonie de la plaine russe, l'étendue lépreuse et lugubre des prés, des marécages, à peine coupée par les forêts, les environs de Smolensk forment un agréable contraste. Les collines charmantes laissent entre elles des vallonnements frais, des bois sans sauvagerie, des jardins. Le petit village de Katun (car c'est ainsi que l'on dit là-bas) n'est sans doute guère différent des autres villages russes : je ne l'ai point vu. J'ai vu seulement un bois, de cinq à six kilomètres, un fouillis d'arbres et de halliers. On irait volontiers passer quelque week-end à Katyn, s'il y avait des week-ends en régime soviétique. Tout cela est vert, dans cet été qui commence, encore proche du printemps, plein d'un charme facile, plus proche encore de Jean-Jacques que de Tolstoï. C'est pourtant là.

On sait comment s'est faite la découverte, de la façon la plus banale. Quelques travaux, quelques tranchées ont mis à jour des cadavres d'officiers polonais. Les Allemands ont interrogé les paysans des environs. Après beaucoup de réticences (la crainte passée des Soviets paralyse parfois les langues), ils ont avoué qu'on avait amené dans le bois, voici trois ans, des trains entiers de prisonniers. Et aussi des Russes. On a poussé plus avant les recherches. On est tombé sur une fosse énorme, qui renfermait des milliers de corps, entassés tête-bêche. On en a identifié deux ou trois mille. Puis, petit à petit, on a découvert d'autres fosses. Pour nous, malgré l'interruption des travaux, on a rouvert un des emplacements funèbres cette nuit. C'est le matin. Nous nous sommes levés à cinq heures, nous nous étions couchés à deux heures et demie, au moment où le jour, qui apparaît très tôt en Russie, commençait déjà à blanchir l'horizon. Il a plu, le ciel est gris, c'est une aube d'exécution capitale classique, et il fait presque froid. Il n'y a pas beaucoup de chemin à faire, depuis la route maintenant séparée du bois par un enclos, pour gagner les tombes. Nous traversons silencieusement le bois, et on nous mène près de la fosse.

Et tout de suite, ce qui nous saute au visage, c'est l'odeur. Le chauffeur de notre voiture qui avait déjà fait cette sinistre visite m'avait prévenu. Ce n'est pas une petite fille. Il a la médaille d'hiver, il a fait campagne, c'est un vieux militant des luttes du national-socialisme :

- je n'ai pas pu manger pendant deux jours, nous a-t-il dit.

Autour de cette fosse, où tout le monde s'est mis à fumer pour masquer l'odeur abominable, il y a des hommes qui ont connu l'autre guerre, et les champs de bataille de celle-ci. Presque tous sont saisis. Pourtant, il faut nous pencher, regarder, il faut sentir.

Je voudrais faire passer un peu de cette odeur à travers les fumées d'encens des archevêques bolchevisants.

Odeur massive, odeur noire et âcre, inoubliable odeur du charnier. Quelque chose de vivant comme une bête, longuement pourri dans cette terre qui n'abîme pas trop les cadavres. Ils sont là, pressés et compacts, et d'eux monte cette chose qu'on pourrait cerner, qu'on pourrait tenir dans ses mains, tant elle est lourde. Le vent parfois la jette à nos visages, et on a envie de s'essuyer, comme si elle était gluante, fétide et molle. Mais ce n'est qu'une odeur. Mais ce n'est qu'une odeur. La viande pourrie, le gibier grouillant de vermine, le suint des étables longuement fermées, la vomissure, les vieilles gangrènes purulentes, la fermentation des graines semblent se mêler tour à tour dans un atroce composé amer. Peut-être est-ce le poisson avancé que cela nous rappelle le plus. Mais un banc énorme de poissons, pourri dans l'âcreté marine, avec des relents d'abcès crevés, de sanies purulentes, de plaies vertes où coulent les toxines. Oui, vraiment, c'est l'odeur qui nous attaque, qui nous enveloppe, et nous y descendons comme nous descendrions dans la fosse elle-même, baignés dans l'horrible suintement, et toute la journée, nous traînerons avec nous, sur nos vêtements, à nos chaussures, cet innommable souvenir gras, indélébile et puant.

Jugement dernier

Après tant de mois, cette odeur ? Mais oui. Il faut croire que la terre de Katyn a des propriétés conservatrices particulières. Quand les hommes affairés à cette besogne remuent les malheureux cadavres polonais, quand ils en soulèvent un au bout de leur crochet, ils nous envoient en même temps à la figure cette odeur, comme si elle était une pelletée de terre. Et nous voyons alors se dresser, debout, comme un décharné de Ligier Richer, un fantôme aux dents découvertes, sec et muet, qui nous apporte sa bouffée de pourriture.

Ils sont là, rangés tête-bêche, bien reconnaissables dans leur bel uniforme souillé et terni, avec les bottes, le grand manteau. J'ai passé plusieurs mois en captivité avec des officiers polonais, je puis reconnaître leurs frères. Ils sont la face contre terre, on nous désigne la trace du coup de revolver dans la nuque. Les photographies nous les ont montrés, mais rien ne peut donner l'idée de cet entassement régulier, couche par couche, aussi méthodique qu'un entassement de conserves. Dans cet amalgame, tout semble se tenir, comme si une matière gélatineuse unissait les corps. Il faut les détacher les uns des autres, au bout de fourches ou de tridents, et l'on entend alors une sorte de déchirement de papier gras. Des fossoyeurs indifférents marchent dans le sable et remuent les cadavres. Ils nous en saisissent un par deux crochets, et le jettent à nos pieds, sec, léger, comme un énorme hareng.

C'est encore une comparaison empruntée aux peuples de la mer qui me vient à l'esprit. Mais elle frappe trop pour ne pas la faire. S'il est vrai que le fœtus naît dans l'élément marin, je veux croire désormais que le cadavre devient, lui aussi, cette étranger bête à sang froid, coagulé et vert. Il est là, ce hareng sec et monstrueux, arraché à la gélatine des autres corps. Ses côtes saillent comme des arêtes sous le vêtement. Nous nous penchons sur lui, nous regardons. Il y a déjà longtemps que je ne respire plus que, par la bouche, exercice que je recommande dans cette situation, et je vois quelques-uns de nos compagnons qui répriment à grand peine leurs nausées.

Au couteau on coupe les poches du malheureux pour le fouiller. Voici de la monnaie polonaise, un portefeuille, des papiers d'identité, un envoi d'argent de sa famille adressée à son camp de prisonniers, avec les cachets de la poste encore bien visibles, un journal russe d'avril 1940. Tout cela sali, taché, humide d'innombrables contacts, mais encore reconnaissable.

Nous raisonnons avec froideur, si la froideur est possible ici. Que ces corps soient des corps de Polonais, cela n'est pas douteux. Aucune supercherie n'est possible, de ce côté-là. Peut-on nous avoir monté, pour la propagande, une immense et atroce mascarade ? Mais on a fouillé pour nous ces cadavres, qu'il est vraiment impossible d'avoir « préparés » à l'avance : les vêtements sont collés au corps, il faut le couteau pour les détacher. Sans dégoût apparent, les fossoyeurs russes arrachent les poches et nous montrent ce qu'elles contiennent. Et les papiers sont irréfutables, ainsi que les dates. Un journal, une lettre, rien de postérieur au mois d'avril 1940. Il faut que l'exécution ait eu lieu à quelques jours de là, quelques semaines tout au plus. On ne peut désigner qu'un coupable : le bourreau soviétique.

On s'excuse de ces raisonnements, peut-être ne sont-ils pas inutiles. Il y a encore des gens qui s'imaginent que Katyn est un bluff, les Soviets auraient-ils rompu avec les émigrés polonais de Londres à ce sujet ? Mais toute logique abstraite est dépassée par la vision de ces corps écrasés. Si le visage est abîmé et méconnaissable, bien qu'il ne soit pas réduit aux seuls os, le corps, à travers les vêtements coupés, conserve encore la peau, les muscles, un amas vert, rose et jaune, tantôt durci, tantôt gélatineux, que la terre sablonneuse a gardé en état. J'avoue être, pour ma part, plus sensible, physiquement, à l'horreur vivante, aux blessures, aux brûlures, aux mutilations. Je puis me pencher sans trop de dégoût physique sur ce cadavre insolite, hors de notre humanité. Mais il est là, ce grand gaillard qui devait être vigoureux, rejeté sur le sable comme sur une grève, témoin d'un crime. Et il parle par toute son immobilité, comme au jugement dernier.

Cent mille...

On nous mène à une autre fosse, plus petite, où un cadavre a les mains attachées derrière le dos. Un autre a sa vareuse rabattue sur le visage. Il paraît qu'ailleurs on a trouvé des Russes sans trace de balle, mais de la terre dans la bouche : enterrés vivants.

Pour les officiers polonais une étrange question se pose. Celui que j'ai exhumer et fouiller avait une lettre de sa famille adressée à son camp. Donc, pendant quelques mois, de l'automne 1939 au printemps 1940, il avait joui du statut régulier des prisonniers de guerre. Le statut que les Soviets n'ont jamais appliqué aux Allemands et à leurs alliés. Le malheureux avait correspondu avec les siens, reçu des colis et même de l'argent. Et puis, un beau jour, tout s'est arrêté. Les Russes ont mis dans des wagons douze mille officiers, et les ont méthodiquement exécutés dans les fosses de Katyn. Pourquoi ce brusque changement ?

Il ne peut y avoir qu'une réponse. Pendant quelque temps les Soviets ont espéré gagner l'armée polonaise. Non seulement celle qui était originaire des régions occupées par eux, mais aussi bien les officiers originaires de Varsovie, des régions occupées par l'Allemagne (la lettre que j'ai vue venait du Gouvernement Général) ce qui laisse soupçonner bien des machinations. Et puis, un jour, ils ont compris que les Polonais haïssaient le bolchevisme, que ce peuple si souvent irréfléchi, si souvent léger, d'une légèreté tragique, n'avait pas oublié la leçon anticommuniste de Pilsudski, et qu'au-delà de Pilsudski, il n'avait pas oublié que son histoire fut essentiellement anti-russe. Les Soviets ont tiré la conséquence logique de cette constatation : ils ont décapité l'élite polonaise, comme ils ont anéanti l'élite des pays baltes.

Nous traversons le bois, où le vent a emporté quelques billets de banque polonais, que l'on ne garde point, puisqu'ils sont sans valeur et ne peuvent servir à l'identification. Je voudrais en ramasser quelques-uns pour donner à la quête, dans quelque église. Je pense que partout - et même en Amérique - les Polonais ont fait prier pour les leurs. Mais que nulle part à l'étranger et même pas au Vatican, on n'a entendu un cardinal ou un évêque élever la voix pour condamner ce massacre de catholiques. L'épiscopat français s'est tu, lui qui aime tant parler. Mgr Baudrillart ne se serait pas tu. Pie XI lui-même, qui condamna les massacres d'Espagne, ne se serait sans doute pas tu. L'Eglise manque d'hommes.

Voici une autre fosse devant nous, une autre éminence à peine creusée. Presque à la surface, des corps de paysans. Cette fois, ce sont des Russes, sans papiers, sans identité, pauvres bougres tués en 1937 et 1938, selon toute vraisemblance. On ne saura jamais pour quel « crime ».

- Partout, nous dit l'officier qui dirige les fouilles, on trouve des fosses. On pourrait creuser par hasard. Et d'après la superficie du bois, et la densité des tombes, nous pensons maintenant qu'il y a là de soixante mille à cent mille cadavres.

Cent mille cadavres... Dans ces fourrés riants, comme on en trouve à Vincennes ou à Fontainebleau.

Pitié et réflexion

À l'entrée de la nécropole, les Allemands ont rassemblé les corps exhumés, plusieurs milliers dont près de trois mille ont été identifiés. Après avoir réuni leurs papiers et tout ce qui pouvait servir à les reconnaître, l'armée allemande leur a donné des bombes décentes, des tombes de soldats, immenses et régulières, surmontées de hautes croix. Il y a parmi eux cent cinquante médecins. À part, les sépultures de deux généraux. C'est là que des chapelains polonais ont dit la messe. C'est là qu'on nous demande de venir, et que l'ambassadeur de France et nous-mêmes saluons les victimes de la guerre. Dans cette minute silencieuse, au-delà de toute politique, nous, Français, nous pouvons penser qu'au mois de septembre 1939 nous étions les compagnons d'armes de ceux qui reposent ici, victimes de chefs imprudents, des excitateurs d'Amérique, et de la barbarie bolchevik. Et nous ne voudrions pas laisser place à un autre sentiment qu'à la pitié.

Mais il faut aussi réfléchir. L'une des plus importantes revues anglaises, la Nineteeth Century, dans son numéro de juin, demandait franchement pourquoi les Polonais n'étaient pas passés du côté des Allemands, d'autant plus, ajoutait-elle sans fard, que les Polonais qui ont fait preuve de bonne volonté, n'en ont tiré qu'avantages particuliers et généraux. Quand nous sommes entrés à Paris, cela a été pour apprendre que le général Siborski, chef des émigrés de Londres, et qui avait pris l'initiative de demander une enquête sur Katyn, venait de se tuer en avion avec son chef d'état-major. Peut-être est-il la dernière victime en date de Katyn, comme Darlan était la dernière victime de Mers-el-Kébir.

On sait que la Croix-Rouge polonaise, dirigée par des médecins polonais, a collaboré activement à l'exhumation et à l'identification. On sait que des officiers polonais, prisonniers de l'armée allemande, ont été amenés en avion pour reconnaître le charnier. Ils en sont repartis pleins d'une indignation immense et sont prêts, ont-ils dit, à prendre les armes contre le bolchevisme. Les craintes de Nineteenth Century ne sont point vaines : la mort de Siborski le prouve. En Français, en Européens, en hommes formés par le christianisme, nous souhaitons que le mouvement s'accentue encore.

Dans ce décor que la mort rend sinistre, sous la grisaille du ciel russe, nous pouvons songer au malheureux sort d'un pays entraîné par des fous et des mégalomanes hors du destin modeste et sûr qui aurait pu être le sien. Mais nous songeons surtout que ce charnier épouvantable donne la mesure de ce qui pourrait nous attendre tous. Ces officiers antibolcheviks ne sont point seuls. À côté d'eux, des dizaines de milliers de Russes, peut-être des révolutionnaires, peut-être même les aides-bourreaux, dorment pêle-mêle. Si la barrière de l'Occident venait à crever, les abbés rouges dormiraient à côté des riches gaullistes aussi bien que des collaborationnistes tièdes ou convaincus. Et l'odeur de Katyn monterait alors de Fontainebleau ou de la Loire.

Voilà ce que nos yeux ont vu. Nous avons tenu à le dire, avant toute autre chose, parce qu'il nous semble tenir là un des éléments essentiels de cette guerre. Elle n'est point faite au peuple russe, on l'a répété vingt fois : elle est faite pour briser et contenir ce que représente la sauvagerie mécanique et implacable de Katyn. À la fin de notre séjour en Russie, dans cette aube froide, nous emportons collée à nous l'odeur du carnage pourri, et la vision de ces bancs énormes de vaincus, agglomérés et échoués dans les clairières sablonneuses, la bouche ouverte comme des poissons étouffés. Du Vatican, de Paris, de Lyon, de Lille, que ne peut-on organiser des pèlerinages, afin de prier - et de comprendre !


En compléments, plusieurs documents audiovisuels relatifs à ce reportage, évoqué dans l'émission « Concordance des temps » du 25 octobre 2008 (« Les politiques mentent-ils toujours ? »), dans laquelle Jean-Noël Jeanneney s'interrogeait pour savoir quels étaient «  les avantages et les inconvénients des travestissements de la vérité dans les gouvernements des hommes » :
-       la Visite de Monsieur de Brinon aux combattants de la LVF, Actualités Françaises, 1er janvier 1943, 10 min. 15 sec. ; INA [un autre document de l'INA] ;  
-       le massacre de Katyn.

 



Publié par ARB - dans REVUE DU NET
1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 10:18

Le centenaire de Robert Brasillach a été salué hier par Jean-Luc Leopoldi sur le site Novopress (voir également les commentaires qui suivent) :
Aujourd’hui, Robert Brasillach aurait pu fêter son 100e anniversaire puisqu’il est né à Perpignan le 31 mars 1909. Seulement voilà : le 6 février 1945, ce délicieux écrivain, grand Français et grand Européen (au vrai sens du terme) immensément cultivé, fut assassiné par un peloton d’exécution avec la bénédiction du gouvernement provisoire d’un certain Charles De Gaulle.

Il n’avait tué personne ; il a été condamné à mort pour ses opinions, parce qu’il était trop brillant pour les médiocres vainqueurs, et qu’il avait eu le courage de ne pas fuir comme d’autres, et de se livrer lui-même pour faire libérer sa mère qui venait d’être arrêtée. Il n’avait pas 36 ans. Et le recours en grâce formulé par les plus grands intellectuels de l’époque, toutes tendances confondues (sauf les communistes) laissa le général de marbre. Cela s’appelait « l’épuration ».

En cette 64e année de notre démo-crassie nurembergeoise, qui sévit toujours, à notre époque maniaque des commémorations, repentances, excuses en tout genres et « devoirs de mémoire » (la mémoire est ce qui remplace la véritable Histoire), nos média dévoyés (pour rester poli), aux ordres d’une dictature qu’il est interdit de nommer, n’auront pas un mot pour honorer ce grand artiste martyr de la liberté d’expression et demander pardon. Honte à eux !

Au contraire, ils rajouteront une louche de « Shoah », dont nous sommes déjà gavés quasi-quotidiennement, jusqu’à la nausée et au-delà.

Nous ne ferons pas comme eux. Nous nous souviendrons, et parlerons de Robert autour de nous !

Association des Amis de Robert Brasillach : http://brasillach.ch & http://arb6245.over-blog.net

Publié par ARB - dans REVUE DU NET
31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 10:16
Les derniers coups de feu continuent de briller
Dans le jour indistinct où sont tombés les nôtres.
Sur onze ans de retard serais-je donc des vôtres ?
Je pense à vous ce soir, ô morts de février.

Robert Brasillach



Publié par ARB - dans BIOGRAPHIE
26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 19:36

Conformément à ce qui a été annoncé le 17 février dernier, Philippe d'Hugues (1), dans son "Libre journal du cinéma" du 19 mars 2009, a rendu hommage à Robert Brasillach, critique et historien du cinéma, à l'occasion de son centenaire, Philippe Ariotti ayant lu un extrait de L'Histoire du cinéma. Un enregistrement de l'émission récupéré ici.



Note :
(1) À lire l'article récent de Philippe d'Hugues : « L’étincelante génération Brasillach », La Nouvelle Revue d’Histoire, n°41, mars-avril 2009, p.25-27. 

Publié par ARB - dans REVUE DE LA RADIO
18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 03:36

Cette question, a priori absurde, a posteriori pertinente, m'est venue en lisant l'article de Pascal Manuel Heu rappelant le centenaire de Robert Brasillach (1909-1945). D'entrée, je dirai oui ! Et le fait d'être Perpignanais n'influe pas mon opinion ! D'ailleurs, l'iconographie illustrant ma note expose l'une des plus belles pièces de ma collection de livres et revues sur le cinéma ! C'est naturellement, l'édition originale, celle des Éditions Denoël et Steele, 19 rue Amélie, 19 (sic !), Paris, 422 p., 1935. L'exemplaire - qui n'est pas à vendre - est en parfait état, et hautement sécurisé sous pellicule plastifiée. Mais je ne suis qu'un simple amateur, certains possédant toutes les éditions ! Pour en revenir à mon interrogation, elle est née de griefs qui me furent faits - en collaborant occasionnellement à l'écriture d'une brochure de cinéma - d'avoir cité les sieurs Bardèche et Brasillach pour la meilleure compréhension d'un film muet. Les bras et la mâchoire m'en tombèrent. Les fâcheux me reprochaient le texte qui, extrait de l'édition originale, était irréprochable ! En fait, il ne fallait pas mentionner les deux auteurs ! Nonobstant, s'agissant de l'Histoire du cinéma, comment ne pas faire référence à l'ouvrage éponyme de Bardèche et Brasillach ? Ce livre, s'il n'est pas la première étude générale du cinéma (cf. Georges-Michel Coissac, Histoire du cinématographe des origines à nos jours, Paris, Cinéopse-Gauthier Villars, 1925 ; Georges Charensol, Panorama du cinéma, Paris, Kra, 1930), est l'un des premiers ! Il faut donc fêter les 100 ans de Robert Brasillach ! CQFD ! Ce Que Fêter (se) Doit !
Albert Montagne

(texte paru sur le "Big Blog", "Notes cinéphiles et censoriales d'Albert Montagne", le 15 mars 2009 ; reproduit avec l'aimable autorisation de son auteur).

Publié par ARB - dans REVUE DU NET
17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 21:57

Le blog "Mister Arkadin" annonce qu'"un hommage sera rendu à l'écrivain, critique et historien du cinéma Robert Brasillach (1909 - 1945), à l'occasion de son centenaire" au "Libre journal du cinéma" de Philippe d'Hugues, jeudi 19 mars 2008 sur Radio Courtoisie.

Publié par ARB - dans REVUE DE LA RADIO
12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 11:06

Vous avez su, ma chère Angèle, que j'ai passé en Belgique la semaine où les cafés parisiens ont fait grève, non point, comme vous semblez l'insinuer, par un amour immodéré de la bière belge, laquelle est excellente, ni pour placer en des banques sûres des capitaux que je n'ai pas. Je vous raconterai quelque jour ce voyage, mais il faut d'abord que je réponde à la question un peu anxieuse que vous me posez: "Avez-vous vu Léon Degrelle?" Je reconnais bien là l'illogisme charmant de votre coeur et de votre esprit: vous aimez le Front populaire, et vous levez volontiers, au thé de vos amies, un poing d'ailleurs menu et délicieux, mais vous êtes sensible aux meneurs d'hommes, et le dernier-né de ces chefs, secrètement, ne vous déplaît pas.
Eh bien, rassurez-vous, ma chère Angèle, j'ai vu l'homme dont vous me parlez. J'aurais, je l'avoue, quelque scrupule à vous le décrire, si je m'adressais à une autre: les Français sont assez maladroits à parler des choses de Belgique, et j'aurais peur de me tromper. J'ai lu dans le journal Rex un pastiche fort malicieux: le récit d'une entrevue avec Léon Degrelle par un journaliste parisien de grande information. Croyez-moi, c'était tout à fait cela: mais j'aimerais autant ne pas être ce journaliste.

J'ai donc vu Léon Degrelle, le jour exact où il atteignait sa trentième année, le 15 juin dernier. Ce jeune chef, à vrai dire, ne parait même pas beaucoup plus de vingt-cinq ans. Et ce qu'il faut avouer d'abord, c'est que, devant ce garçon vigoureux, entouré d'autres garçons aussi jeunes, on ne peut se défendre d'une assez amère mélancolie. On a cru déconsidérer Rex en l'appelant un mouvement de gamins. Aujourd'hui, il y a autour de Léon Degrelle des hommes de tout âge, et la seule jeunesse qui importe est celle de l'esprit. Mais l'essentiel reste dans la jeunesse réelle, la jeunesse physique des animateurs, qui s'est communiquée à tout l'ensemble. Hélas! ma chère Angèle, quand aurons-nous en France un mouvement de gamins ?

A d'autres observateurs plus âgés, peut-être, après tout, les bureaux de Rex seraient-ils pénibles, comme ces bureaux du quotidien Le Pays Réel où j'irai tout à l'heure acheter quelques brochures et cet insigne rexiste par quoi j'étonne les passants, à Paris. J'ai déjà vu de ces permanences d'étudiants, désordonnées, vivantes, où semblent régner la blague et l'humour. Et puis, on se dit que ces étudiants ont derrière eux des centaines de milliers d'hommes, qu'on les écoute, qu'ils peuvent être l'aube d'une très grande chose, et que nous avons, en tout cas, beaucoup à apprendre d'eux.

Je vois s'avancer vers moi ce jeune homme agile, bien portant, dont les yeux brillent si joyeusement dans un visage plein. Il me parle de sa grosse voix faite pour les foules, éclatante mais naturelle. Je ne sais pas encore ce qu'il me dit, ce qu'il vaut: je sais seulement qu'il respire une joie de vivre, un amour de la vie, et en même temps un désir d'améliorer cette vie pour tous, de combattre, qui sont déjà choses admirables. Je ne crois pas, ma chère Angèle, qu'il y ait de grands chefs sans une sorte d'animalité assez puissante, de rayonnement physique. J'ignore si Léon Degrelle a d'autres qualités: il a d'abord celles-là.

I1 en a d'autres aussi visibles d'ailleurs et tout aussi instinctives.

- Je ne suis pas un théoricien politique, dit-il avec force. La politique, c'est une chose qui se sent, c'est un instinct. Si on n'a pas cet instinct, il est inutile de chercher quoi que ce soit. Mais bien sûr, il faut travailler, il faut faire des efforts. I1 y a plusieurs années que nous nous faisons connaître. I1 ne vient pas en un jour, l'été.

Comme cette phrase semble lui convenir, cette vision saisonnière de la politique, cette grande façon de sentir le vent, de chercher le courant charnel des choses. C'est par là que Léon Degrelle a touché tant d'esprits en Belgique, et même au-delà des frontières. Il a cristallisé dans Rex non point des idées, mais des tendances. Tendances qui sont traduites d'ailleurs dans le détail d'une manière beaucoup plus précise qu'on ne le croit. Car c'est justement parce qu'il se méfie de l'abstraction, et qu'il a des réclamations de détail que Rex a du succès: c'est le détail qui est notre vie quotidienne, et non le général, et les femmes, ma chère Angèle, devraient comprendre cela.

- C'est ce que les partis de droite, en France comme en Belgique, n'ont pas su voir, me dit-il. Ils ont un programme social, bien sûr, mais jamais ils ne l'appliquent à la vie. Ils ignorent cette vie. La seule classe qui ait une éducation politique, bonne ou mauvaise, c'est la classe ouvrière: c'est la seule qui assiste à des réunions, qui lise des journaux, qui sache réclamer ce qu'elle veut. Les partis de droite se sont exclus de cette participation du peuple à la vie. Et sans le peuple, voyons, que voulez-vous faire ?

Seulement, pour cela, il faut commencer par comprendre.

"Notre mouvement est un mouvement populaire. I1 ne faut pas croire que ce sont les socialistes qui font quelque chose pour les ouvriers. La semaine de quarante heures? Elle existe depuis deux ans en Italie. Et à partir de l'an prochain, en Allemagne, on va emmener les ouvriers en croisière de trois semaines, aux Canaries, aux Açores, sur des bateaux aménagés pour eux. Ce sont les régimes d'autorité qui instituent des fêtes du travail, qui font comprendre sa dignité à l'ouvrier. Voilà pourquoi il vient à nous."

Et il se met à rire, soudain, avec cette jeunesse qui ne l'abandonne jamais.

- Ah! les communistes sont furieux! Ils ne peuvent plus organiser de réunions, ils sont obligés de venir porter la contradiction aux nôtres. Le drapeau rouge? C'est notre drapeau! Le Front populaire? Il n'y en a qu'un en Belgique: "Le Front populaire Rex". L'Internationale? Nous la chantons - avec d'autres paroles. Les grèves? Nous revendiquons tout ce que demandent les ouvriers. Je vais déposer une proposition de loi pour l'augmentation des salaires de 10%. Seulement, pas de démagogie: il faut en même temps déposer une proposition pour augmenter les recettes du même chiffre.

Devenu plus grave, il ajoute :

- L'important, c'est l'esprit dans lequel tout est fait. Lors d'une catastrophe dans nos mines, notre roi Albert a demandé à un ouvrier: "Que voulez-vous?" Et l'ouvrier a répondu: "Nous voulons qu'on nous respecte." Voilà l'essentiel. Voilà ce que ne comprennent pas les partis de droite, ni chez vous ni chez nous.

Léon Degrelle s'est mis à marcher dans son bureau. I1 a une sorte de colère contre toute cette incompréhension des hommes de droite, des hommes de gauche, toutes ces vieilles formules, tout ce qui irrite, à l'intérieur de toutes les frontières, à la même heure, tant de jeunes gens. Pêle-mêle, il m'explique ses projets, où se marient si curieusement le corporatisme moderne, les principes chrétiens. Il veut créer un service social pour les femmes, envoyer en journée chez les malades, les accouchées, des jeunes filles bourgeoises, il veut faire aimer leur travail à tous ceux qui travaillent. Et peut-être, sur certains principes économiques, des spécialistes auraient-ils à discuter. Je ne suis pas spécialiste, je ne suis pas venu pour discuter. Pas plus que je ne discuterais (en aurais-je le droit?) la politique proprement belge de Léon Degrelle, flamingante en Flandre, wallonne en Wallonie. Qui sait si elle ne sauvera pas la Belgique? Tout ce qui me touche est ce journal qu'il me tend, le numéro d'aujourd'hui du Pays Réel: "Travailleurs de toutes les classes, unissez-vous!" puis-je lire en titre. C'est l'accent direct, le vocabulaire neuf de ce parti de gamins. On peut en penser tout ce qu'on voudra, on les sent proches de soi.

Et puis, la Révolution de Léon Degrelle est une Révolution morale. I1 n'y en a point d'un autre ordre. Léon Degrelle veut ranimer les hauts sentiments, l'amour du roi, l'amour de la nation, aider la famille, accorder le bonheur terrestre, autant qu'il se peut, à celui qui travaille. C'est ce qu'ont fait Mussolini ou Salazar. Qu'on ne s'étonne pas s'il soulève autour de lui tant d'espérances, et aussi tant de haines. Nous parlons ensuite de la France, de sa culture, envers qui il reconnaît tant de dettes, de ses hommes, du désir que doit avoir tout civilisé de voir notre pays sortir de ses formules usées et de ses dangereuses illusions. Je vois bien que nos partis, quels qu'ils soient, ne disent rien qui vaille à ce jeune homme violent et direct. "I1 n'y a qu'un parti à droite qui sait ce qu'il veut chez vous, me dit-il, c'est l'Action française". Et il ajoute: "Naturellement, nous avons tous lu Maurras". Puis il retourne à son amour de l'action, à ses réunions immenses, à ses projets matériels, qu'enflamme un grand espoir. Soudain, il s'arrête encore, revient à la France, pour me jeter: "I1 est possible que vous n'ayez qu'un homme, en France, dans le personnel politique proprement dit: c'est Doriot."

Pourquoi vous cacherais-je, ma chère Angèle, que j'ai quitté Léon Degrelle avec une certaine amertume. L'autre semaine, j'étais à la Chambre, devant des fossiles jeunes et vieux. Ici, il y aurait peut-être beaucoup à discuter, et bien des points demeurent encore obscurs dans ce rexisme, même après avoir lu les livres de ses jeunes docteurs. Je ne veux rien juger sur une heure de temps. Mais il n'y a pas au monde seulement les livres. Cette jeunesse, morale et physique, cette assemblée de jeunes gens qui semblent presque s'amuser à construire un univers, et qui, en fait, travaillent avec acharnement, parlent, écrivent, se battent, courent sans cesse sur les routes et dans les trains, s'arrêtent aux moindres villages, et dorment deux ou trois heures par jour, mais sans jamais abandonner leur joie, tout cela, pourquoi ne le dirais-je pas ? m'émerveille et m'attriste. De toutes les tendances confuses qui agitent la France ne pourrait-il sortir quelque jeunesse enfin ?

Je ne sais pas ce que fera Léon Degrelle, et je ne suis pas prophète comme M. Blum. Mais croyez-moi, ma chère Angèle, il est assez émouvant de s'arrêter au seuil de quelque chose qui commence, qui est encore menacé par tant de dangers, de regarder une espérance qui commence à germer - et, ma foi, même si nous ne devions pas tout en aimer dans l'avenir - de l'envier.


Robert BRASILLACH.
(Je Suis Partout, 20 juin 1936).

Publié par ARB - dans LETTRES À UNE PROVINCIALE
10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 17:07

« Cet acharnement à mettre en péril l'essentiel, pour ne pas complaire à Le Pen et à sa mouvance, vient sans doute de beaucoup plus loin. Il me semble qu'on peut faire remonter la peur panique des ravages que cause une pensée libre, des écrits et des paroles sans contrôle, au nazisme, aux errements des intellectuels au cours de cette période terrible, à la prise de conscience que les mots pouvaient être des armes et le langage une machine de guerre. Sans vouloir forcer le trait, l'une des conséquences que l'esprit démocratique a tirées du génocide, de la résistance, de la collaboration et de la neutralité majoritaire du peuple français a été qu'il n'y a plus de pensée innocente dans le domaine de la politique et de l'analyse sociale, que derrière l'apparente sérénité de toute phrase, dans un certain contexte, se cachent les pires démons. Brasillach, lorsqu'il écrit certains de ses articles, n'est plus un intellectuel lunaire, un romancier délicieux mais un combattant qui milite pour la barbarie, le journaliste politique conjuguant, dans son propos, la violence léchée de la forme et la violence âpre du fond avec l'environnement meurtrier et tragique qu'elle vient stimuler. La leçon fondamentale retenue par le siècle précédent, à la suite des horreurs de la Seconde Guerre mondiale, peut se résumer au fait que presque plus rien n'est dicible, que tout est virtuellement dangereux et que laisser la liberté de chacun suivre son cours sur le plan de ce qui structure un État et une société serait proprement criminel.

 » L'apocalypse d'hier a été provoquée par un dévoiement de l'esprit et par le totalitarisme du Mal sous toutes ses formes. L'obsession depuis 1945 a été d'apposer le totalitarisme du Bien sur tout ce qui désirait penser et s'exprimer librement sur les thèmes "dangereux" risquant de mettre en branle à nouveau un infernal processus. »

(Philippe Bilger, J'ai le droit de tout dire !, Monaco, Éditions du Rocher, juin 2007, p.42-43).

Publié par ARB - dans REVUE DES LIVRES
22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 22:30

Voici la réaction d'Anne Brassié, biographe de Robert Brasillach, au point de vue exprimé sur "Mister Arkadin" le 6 février 2009, reproduit sur le présent site ici :

« Au sujet de l'intervention sur Radio Courtoisie du libraire qui n'aime pas Les Sept couleurs, le problème n'est pas : a t on le droit de dire du mal de l'œuvre littéraire de Brasillach sur cette radio comme on en dit sur toutes les autres .La question est : a t on le droit, sur cette radio, de dire autant de bêtises que sur les autres ? La réponse est non. La scène où s'évanouissent, une épée plantée entre eux, Patrice et Catherine, est une grande scène comme on dit au cinéma. Ayant revu Excalibur récemment rappelez vous que l'épée est ainsi plantée entre Lancelot et Guenièvre, dormant dans la nature. Brasillach s'est il inspiré du Roman de La Table ronde ? Cela ne m'étonnerait pas, il avait tout lu. Quand Les 7 couleurs ont été écrits les jeunes ne faisaient pas l'amour tous les jours. Les filles ayant sans doute un QI plus élevé ou plus instruites qu'aujourd'hui savaient les conséquences physiologiques et mentales de l'acte. C'était bien un acte grave et magnifique. Brasillach dépeint une scène parfaitement normale pour l'époque. Le critiquer pour cette scène est stupide. Je me souviens moi aussi de Barrage contre le Pacifique parce que c'est un grand texte avec de grands personnages. La critique littéraire ce n'est pas dire j'aime ou je n'aime pas... Par ailleurs le nombre de lecteurs qui se souviennent avec émotion de la lecture des 7 Couleurs nous permet de relativiser le jugement d'un seul, le 5 Février.

Il faut remercier Martial Bild d'avoir dit au début de son émission un poème de Fresnes. C'est ainsi que la radio sert la culture française. »

Publié par ARB - dans ROMANS
8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 16:17

Dans un article sur le "6-Février, émeute sanglante, échec politique", paru dans Rivarol le 6 février 2009 (n°2891, p.8), Jean-Paul Angelelli rappelle qu'Eugène Frot fut membre des ARB (Association des Amis de Robert Brasillach), auquel il écrivit en 1970 n'avoir pas ordonné d'ouvrir le feu sur les manifestants du 6 février 1934, bien qu'il fût alors ministre de l'Intérieur.

Publié par ARB - dans REVUE DE PRESSE

Présentation

  • : ARB
  • ARB
  • : Blog de l'association littéraire des ARB ("Amis de Robert Brasillach")
  • Contact

Recherche