A lire, sur le site "La Vie littéraire", une chronique de Matthieu Baumier intitulée "Noblesse d'un fusillé".
A lire, sur le site "La Vie littéraire", une chronique de Matthieu Baumier intitulée "Noblesse d'un fusillé".
« Le temps travaille pour nous. Mais pour bien négocier les prochains tournants, les dix ans qui viennent devront être mis à profit pour former une génération à la dialectique, à l'histoire des idées politiques, à l'argumentation médiatique, à une vision dépoussierée de la dichotomie droite-gauche, à la théorie économique, aux langues étrangères, à la communication, etc. En conservant nos fondamentaus, mais sans crispations puériles (il vaut mieux connaître Gary Becker - et savoir le critiquer - que d'apprendre à réciter les Poèmes de Fresnes à l'envers). »
Bruno Wieseneck, « La droite est morte, vive la droite ! », Le Choc du mois, juillet 2010,
p.14.
"Douteuse provocation ou scandaleuse récupération, qu’importe !", Philippe Randa, "La Chronique", 16 juin 2010
Si le but des organisateurs de l’Apéro “Saucisson et Pinard à la Goutte-d’or”, ce quartier parisien au taux de population
immigrée largement – euphémisme ! – au-dessus de la moyenne nationale, était de faire du “buzz” comme on dit désormais, c’est gagné. Depuis quelques jours et à l’approche du fatidique
rendez-vous, les medias, effrayés par l’ampleur annoncée du nombre des participants, s’en sont fait l’écho quotidiennement.
Quant à son interdiction par la Préfecture de police, c’est à l’évidence le point d’orgue de ce “coup” incontestablement réussit.
Certains jugeaient qu’une telle initiative est du plus parfait mauvais gout, au niveau des provocations de militants homosexuels venant sur les parvis des églises s’embrasser goûlument tout en se
tripotant ce qui ne leur sert généralement guère pour se reproduire…
D’autres s’indignaient de son insupportable récupération partisane.
Ainsi du ban et de l’arrière-ban de la gauche extrême et militante – Parti de Gauche au PCF, en passant par les Verts-Europe Écologie, le NPA, RESF, la LDH, Alternative libertaire, La Maison
Verte, la Gauche unitaire, Action antifasciste – bref de tous les habituels brailleurs contre la supposée resurgence d’une “lueur immense et rouge” qui fascina voilà plus de quatre-vingt
ans l’écrivain Robert Brasillach et continue depuis lors de hanter leurs existences tout autant que celle de leurs grands-parents.
Ainsi de la Nouvelle droite Populaire qui s’est fendue d’un long communiqué rageur pour dénoncer au contraire “cette initiative (plutôt sympathique, mais) récupérée par toutes sortes
d’organisations post socialistes qui découvrent aujourd’hui, après avoir craché pendant plus de vingt ans sur le mouvement nationaliste, que l’immigration est un problème pour notre pays. Certes,
il n’est jamais trop tard pour ouvrir les yeux et se rendre compte que l’eau est mouillée et chacun a bien sûr droit à l’erreur. Mais ce qui est insupportable, c’est lorsque ces gens se
permettent de nous donner des leçons (…) il est logique que les forces du Système tentent de récupérer cette légitime et salvatrice réaction de notre peuple.”
Quoi qu’il en soit, personne n’aura plus besoin de se déplacer – au risque d’incidents probables avec des “autochtones” locaux – pour que la France entière soit interpellée quant aux réalités
ethnico-religieuses de certains lieux de son territoire national, si tant est qu’il puisse encore y avoir une citoyenne ou un citoyen distrait qui ne l’aurait pas remarqué… Entre autre la
réquisition illégale par des musulmans de la voie publique pour organiser la prière du vendredi, comme dénoncée à juste titre par Marine Le Pen, vice-présidente exécutive du Front National, qui
n’a pas manqué de condamner l’interdiction de cet Apéro “saucisson-pinard” à Paris auquel son mouvement ne s’était toutefois pas associé.
Certes, cet Apéro “saucisson-pinard”, officiellement à la seule initiative d’une habitante exaspérée du XVIIIe arrondissement parisien, fut néanmoins quasi-simutanément soutenu par plusieurs
mouvements d’une droite identitaire habituellement qualifiée d’extrême.
Mais elle le fut également, et quasi-immédiatement, par d’autres associations qui ne le sont pas, voire pas du tout, tel Riposte laïque… qui se présente comme un groupe de gauche antireligieux
dont le combat laïque est une telle priorité qu’il ne cherche “donc pas à la cloisonner dans le seul camp de la gauche”…
Et un des collaborateurs de son journal en ligne (www.ripostelaique.com) Maxime Lépante, se présentant comme “spécialiste de l’islamisation de La Goutte d’or”, a accordé un long entretien à
l’hebdomadaire Minute (n°2464, 9 juin 2010) parce que celui-ci, précise-t-il, est “le troisième media à (s’)intéresser au scandale des prières musulmanes illégales dans les rues de
Paris et ailleurs et qu’aucun des principaux medias français ne se préoccupe de cette affaire.”
Nul doute que ce ne soit plus le cas à l’avenir, puisque “sur Facebook, le projet d’Apéro “pinard-saucisson” fait des petits à Toulouse, Lyon, Bruxelles ou Londres. Plusieurs centaines de
membres s’y sont déjà agrégés”, indiquait hier le quotidien Libération.
Alors, au-delà de l’opinion que l’on peut avoir de l’opportunité d’une telle initiative, force est de constater qu’elle a permis de fissurer l’insupportable ligne de fraction droite/gauche de la
politique française.
Les sévères garde-chiourmes d’une démocratie de plus en plus totalitaire parviendront-ils à colmater cette fissure, riche d’espoirs politiques ? N’est-il déjà pas trop tard ?
En attendant, buvons-un coup ! Et même deux ! Ce qui est pris ne sera plus à prendre.
Robert Brasillach est évoqué par Léon Arnoux, ainsi qu'André Demessine, Abel Bonnard, Sacha Guitry et Jean Hérold Paquis, dans le cadre d'un dossier "1945-2010 : les maudits" des Écrits de Paris (n°731, mai 2010, p.37-42).
Le cas Brasillach est évoqué par Gilles Heuré dans le cadre d'un dossier sur "La culture sous l'Occupation" de l'hebdomadaire Télérama (n°3150, 26 mai 2010, p.46/48).
Vient de paraître :
Ce qu’on ne vous a jamais dit sur la guerre d’Espagne
par Christophe Dolbeau
L’Atelier Fol’Fer (BP 20047 – 28260 Anet ou 147 rue Bel Air – 28260 La Chaussée d’Ivry ; Tél : 06 74 68 24 40 – Fax : 09 58 28 28 66 ; http://www.atelier-folfer.com), Collection Xénophon
ISBN 978-2-35791-014-0 – ISSN 1964-7344 – Format 17 x 24 cm
214 pages, 20 euros (+ 3 euros de frais d’expédition)
Résumé
Nombreux sont encore les dupes et les niais qui tiennent la IIe République espagnole pour un paisible État de droit, gouverné par une gauche libérale, progressiste, bienveillante et démocratique, et la droite nationale pour un ramassis de réactionnaires obtus, bigots et haineux.
Ressassé sans relâche depuis 70 ans par une armée de menteurs professionnels, ce cliché trompeur a la vie dure. Oubliés les incendies d’églises et de couvents, les confiscations de biens, les grèves permanentes, les mutineries, les émeutes, les pillages, les meurtres et les attentats ! Oubliée la cohorte de médiocres et de malfaisants, de terroristes, de tricoteuses et de maçons, qui s’empare du pouvoir et proclame à tous vents qu’elle veut faire au plus vite de l’Espagne une «démocratie populaire».
Légitime réflexe d’auto-défense de l’Espagne éternelle, le soulèvement national n’est pas sans soutien à l’étranger où les bonnes volontés se mobilisent en grand nombre. En France, la droite nationale fait activement campagne pour les insurgés et quelques centaines de militants vont même faire le coup de feu de l’autre côté des Pyrénées. D’autres pays, dont l’Irlande, dépêchent eux aussi des volontaires qui apportent une contribution symbolique à cette nouvelle Croisade. Cet engagement n’a rien d’infamant, bien au contraire, et il est plus que temps d’en parler : nous nous y employons également dans ce petit livre.
Il y a 70 ans, l’Espagne, au prix d’une guerre terrible et de sacrifices immenses, s’arrachait aux griffes d’un gang de «cruels imbéciles», de «crétins criminels» et de «scélérats» (selon les termes mêmes de deux Pères de la République, Pérez de Ayala et le Dr Marañon). Ce sursaut est tout à son honneur, il est juste d’y rendre hommage et nous espérons y contribuer un tant soit peu par ce modeste ouvrage.
Sommaire
Avant-propos
« Être espagnol »
Une guerre inéluctable
« Hymne de combat »
Francisco Franco, soldat d’exception
Franco en trois livres
« Tercios héroïques »
José Antonio Primo de Rivera 67
« Face au Soleil »
« Prière pour les morts de la Phalange »
Des intellectuels contre le Frente Popular
Du côté des écrivains « nationaux »
« Chemise bleue »
Un oubli et un mensonge
Chemises bleues en Russie
« Hymne de la Division Bleue »
Les amis français de la Cruzada
« Appelle-moi camarade »
Volontaires français chez Franco
Les Irlandais de Franco
« Oriamendi »
Bibliographie
Maurice Bardèche <http://www.toqonline.com/author/mbardeche/>
Translator’s Note: When liberalism becomes “a foul tyranny masking an evil and anonymous dictature of money” (the basis of Jewish supremacy), everything is inverted and
perverted, so that even our word “socialism” is tarnished, associated as it now is with Washington’s Judeo-Negro regime. I thought it appropriate, therefore, to post something that reminds
readers of how we once defined this term. The following is a short excerpt from Maurice Bardèche’s Socialisme fasciste (Waterloo, 1991). — Michael O’Meara
“Socialisme fasciste” is the title of an essay by Drieu La Rochelle. Fascist socialism, though, has been largely symbolic, since it is more an idea than a record of actual achievement.
At certain points, all fascist movements had to come to terms with socialism. And all took inspiration from it: Hitler’s party was the National Socialist German Workers Party, Mussolini was a
socialist school teacher, José-Antonio Primo de Rivera was a symbol of national-syndicalist socialism, Codreanu’s Iron Guard was a movement of students and peasants, Mosley in England had been a
Labour Minister, Doriot in France was a former Communist and his PPF emerged from a Communist cell in Saint-Denis.
Historically, fascist movements were liberation movements opposing the confiscation of power by cosmopolitan capitalism and by the inherent dishonesty of democratic regimes, which systematically
deprive the people of their right to participate [in government].
With the exception of Peron’s Argentina, circumstances have always been such as to prevent the realization of fascism’s socialist vocation.
Those fascist movements that succeeded in taking power were compelled, thus, to reconstitute an economy ruined by demagogues, to re-establish an order undermined by anarchy, to create ways of
overcoming the chaos besetting their lands or to repel external threats. These urgent and indispensable tasks required a total national mobilization and dictated certain priorities.
Circumstances, in a word, everywhere prevented fascists from realizing the synthesis of socialism and nationalism, for their socialist project was necessarily subordinated to the imperative of
ensuring the nation’s survival.
These circumstances were further exacerbated by another difficulty: Fascist movements were generally reluctant to destroy the structure of capitalist society.
Given that their enemy was plutocracy, foreign capital, and the usurpers of national sovereignty, the immediate objective of these movements was to put the national interest above capitalist
interest and to establish a regalian state capable of protecting the nation, as kings had once done against the feudal powers.
This [fascist] policy of conserving ancient structures may have transformed the prevailing consciousness and shifted power, but it did not entail a revolutionary destruction of the old order.
Fascist nostalgia for the old regime has, indeed, been so profound that it routinely reappears [today] in neo-fascist movements that are national-revolutionary more in word than in deed.
This phenomenon is evident throughout Europe, in Italy and Germany, in Spain, in France . . .
Is it, then, a contradiction distinct to neo-fascism that it has been unable to combine the conservation of hierarchical structures upon which Western Civilization rests with measures
specifically socialist? Or do neo-fascists simply — unconsciously — express the impossibility of grafting measures of social justice onto a civilization profoundly foreign to their ideal .
. . ?
We need at this point to turn to [first] principles.
Every new vision of social relations rejecting Marxism rests on a certain number of postulates, which, I believe, are common to all radical oppositional movements.
1. The first of these condemns political and economic liberalism, which is the instrument of plutocratic domination. Only an authoritarian regime can ensure that the nation’s interest is
respected.
2. The second postulate rejects class struggle. Class struggle is native to Marxism and [inevitably] leads to the sabotage of the nation’s economy and to a bureaucratic dictatorship, while true
prosperity benefits everyone and can be obtained only through a loyal collaboration and a fair distribution.
3. The third protects the nation’s “capital” (understood as the union of capital and labor) and represents all who participate in the productive process . . . It is a function of the [fascist]
state, thus to promote labor-capital collaboration and to do so in a way that does not put labor at the mercies of capital.
4. Given that the nation’s economy is a factor crucial to the nation’s independence, it, along with the Army and other national institutions, are to be protected from all forms of foreign
interference.
5. Since modern nations have become political-economic enterprises whose power resides in those who control the economy as much as it does in those who make political decisions, the nation must
play a leading role in the economic as well as the political systems. The instrument appropriate to such participation in the nation’s life have, however, yet to be invented. . . .
6. Above all, the nation’s interest must take priority over every particular interest. . . .
There is nothing specifically “socialist,” as this term is understood today, in these principles, since contemporary socialism is nothing other than a form of social war whose inevitable
culmination is the rule of those bureaucratic entities claiming to represent the workers [i.e., national union federations].
Nevertheless, these principles accord with another conception of socialism — one that favors a fair distribution to all who participate in the productive process. This is not the underlying idea,
but the consequence thereof, inspiring our postulates.
A fair distribution, however, will never result from sporadic, recurring struggles challenging the present degradations of money. Instead, it is obtainable only through the authority of a strong
state able to impose conditions it considers equitable.
Dans son dernier éditorial de sa Nouvelle Revue d'Histoire (n°47, mars-avril 2010, p.7), Dominique Venner, en
introduction d'un dossier sur l'année 1940 ("Du désastre à l'espoir"), évoque "le destin opposé et imprévisible de deux écrivains", Jean Prévost et Robert Brasillach.
La promotion du film La Rafle, récemment sorti sur les écrans français, insiste sur
l'énorme travail documentaire réalisé, sur l'apport de conseillers historiques (maître Serge Klarsfeld) et un souci d'exactitude irréprochable. Qu'on en juge par cet extrait des propos de la
réalisatrice Rose Bosch, tenus sur France Culture, le mercredi 10 mars 2010 (émission « Rendez-vous » de Laurent Goumarre)
: « Au fond, la Shoah, ce n'est pas seulement un peuple s'attaquant à un autre et c'est un
génocide. C'est la volonté manifeste de s'attaquer aux enfants parce que, comme disait Brasillach, "il faut éliminer les Juifs et surtout ne pas garder les enfants." Donc, c'était vraiment cette
attaque contre les enfants, la part la plus fragile de l'humanité, qui a déclenché, chez nous en tout cas, l'envie de faire ce film. »