Est-ce pour justifier son titre d'historien ? Dans une page "Idées" (anciennement "Débats", sauf erreur, les deux dénominations n'étant guère moins abusives l'une que l'autre), parue dans LeMonde du 3 octobre 2019, où deux tribunes fustigent l'affreux et nauséabond Éric Zemmour, celle de Tal Bruttman convoque Joseph de Maistre, Pierre Drieu la Rochelle et Charles Maurras (tous trois cités par Zemmour dans son discours du 28 septembre à la Convention de la Droite organisée par le magazine L'Incorrect, entre autres), mais aussi Augustin Barruel, les "adaptes" des "Protocoles des Sages de Sion", Maurice-Yvan Sicard et Henry Coston ; autant de références utiles pour en arriver à prétendre que Zemmour encourage de prochains pogroms, l'accusation d'antisémitisme étant explicite.
C'est à une autre personnalité emblématique que Benjamin Lucas, dans l'émission "Parlons vrai" sur Sud Radio (mise en ligne le 1er octobre), a pour sa part comparé "monsieur Zemmour" : "Imagine-t-on aujourd'hui donner la parole à Brasillach et en faire un commentateur de l'actualité" (2'45).
Monsieur Lucas a-t-il pensé à Brasillach parce que lui-même lui ressemble (par la forme de son visage et de ses lunettes, d'aucuns diraient par son intolérance) ?
Il est dommage que Jacques de Guillebon n'ait pu aller au bout de sa phrase de réplique. Étant "incorrect" et d'un indépendance d'esprit à toutes épreuves, prenait-il la défense de Brasillach ou de Zemmour en s'offusquant de cette comparaison ?
Alain Soral associe Léon Degrelle et Maurice Bardèche, et dit son respect pour ces fascistes, aux environs de la quarantième minute dans la quatorzième fournée de "Soral répond... sur ERFM !", mise en ligne sur E&R le 7 août 2019.
Le R&N : À partir de quelles sources avez-vous réalisé ce film sur Jeanne d’Arc ?
Patrick Buisson : Essentiellement deux : Le Procès de condamnation de Jeanne d’Arc tel que Robert Brasillach l’a établi en 1932 à partir de l’édition monumentale de Pierre Champion et le travail de Jacques Trémolet de Villers qui est un commentaire pluridisciplinaire et inspiré des minutes du procès (Les Belles Lettres, 2010). Plusieurs lectures du texte de Brasillach ont été nécessaires pour aboutir au découpage scénique et cinématographique du film qui n’est évidemment qu’un condensé du procès.
(suite de l'entretien à lire sur la "gazette-en-ligne catholique" Le Rouge & le Noir, "Antichroniques du temps présent", 7 juin 2019).
- « Au-delà de leurs films, D'Hugues situe ces grands noms du 7e art dans le contexte politique de l'époque et à la lumière de quelques critiques (Tulard, Gili, Rebatet, Brasillach) »(Le Point, n°2437, 16 mai 2019, p.105)
- « [...] sa dilection pour Lucia Bose et Alida Valli nous fait passer outre ses références à des critiques qui, Gili et Jacques Lourcelles exceptés, ne font pas partie de notre univers. »(Jeune Cinéma, n°394, mai 2019, p.103).
(Le Parisien, H.S. "Histoires de Paris", n°8, "Collaboration, Résistance, vie quotidienne : Le Paris de l'Occupation", p.57, "Presse et édition : deux censures concurrentes !")