« Dans la deuxième partie de son ouvrage, Roberto Calasso convoque les grands témoins des années 30 : Curzio Malaparte, Louis-Ferdinand Céline, Robert Brasillach, Klaus Mann, Joseph Roth... pour conjurer cet âge de l'inconsistance où "seuls les sectaires s'exaltent, convaincus qu'ils tirent les ficelles des événements", et les autres s'adaptent. »
(Les Échos, 17 mai 2019, sur L'Innommable Actuel, de Roberto Calasso)
Parution d'un livre de Pierre-Frédéric Charpentier, Les Intellectuels français et la guerre d'Espagne, dans lequel est évoqué Robert Brasillach.
"Une autre anecdote amusante : quand Hergé venait à Paris, il se rendait parfois chez Maurice Bardèche, le beau-frère de Robert Brasillach. Et pour ses enfants, il dessinait des personnages de sa saga.
Aujourd’hui, la famille Bardèche ne sait plus ce qu’elle a fait de ces dessins. Probablement Suzanne et Maurice les ont-ils jetés, après que les enfants les aient coloriés, ou gribouillés…"
"Le vieil antisémitisme, exprimé par Robert Brasillach, demandait aux Allemands de ne pas "oublier les petits" en déportant leur parents. Le nouvel antisémitisme, antisioniste, a armé le bras d'un tueur, qui a abattu froidement des petits, dans la cour d'une école juive de Toulouse" (Guy Konopnicki, Marianne, 3 mars 2019).
Communiqué de la Licra du 14 mars 2019 :
A Lyon, l’extrême-droite antisémite de Jeune Nation, dirigée par le multirécidiviste Yvan Benedetti organise le 16 mars un pseudo-colloque dont le thème, « la Révolution Nationale » était le programme politique du régime de Vichy.
Nous lutterons par tous les moyens pour empêcher la tenue de ce symposium de néo-collabos qui, il y a quelques jours encore, allaient fleurir la tombe de Robert Brasillach, condamné à mort à la Libération et auteur d’un funeste « il faut se séparer des juifs en bloc et ne pas garder les petits ».
L’extrême-droite n’est pas la bienvenue dans la capitale de la Résistance, celle de René Leynaud, de Gilbert Dru, du colonel Chambonnet, de Jean Moulin, de Daniel Cordier, de Bertie Albrecht, de Lucie et Raymond Aubrac et de tous les soutiers de l’insoumission à la haine et à la xénophobie.
Nous appelons tous les défenseurs de l’universalisme à mener à Lyon la bataille intellectuelle, morale et militante afin de faire savoir à l’extrême-droite qu’elle ne trouvera pas dans cette ville la tribune identitaire, raciste et antisémite qu’elle espère.
Réédition des "Souvenirs" de Jacques Benoist-Méchin, qui y évoque Brasillach en prison.

Dans sa chronique de L'Express (3 avril 2019, p.86), Charles Dantzig écrit :
« Non, non, non, Aragon n'est pas le plus mauvais poète du XXe siècle ! Le titre est partagé entre Paul Eluard et Robert Brasillach. Aragon n'est que le plus hargneux. »
Deux articles récents à signaler dans le quotidien Présent :
- le 5 décembre 2018 : est mentionnée la vente du cahier de philologie française de Brasillach, à Drouot ;
- le 8 mars 2018, p.10 : une page sur Brasillach, "l'absent de tout bouquet", par Marie-Victoire Velut.
P.4, "Yvan Benedetti à la question" :
- "Les écrivains que vous aimez ?"
- [...] tous les maudits qui ont fait le bon choix. Comme Bardèche qui eut le courage de se dire fasciste à une époque où on les collait au poteau."
P.33, entretien avec Michel Marmin :
- "Tu as été le condisciple, au lycée à Angers, d'Alain Corneau [...] qui était assez droitier dans sa jeunesse...
- C'est le moins qu'on puisse dire. Il m'a fait lire Brasillach et Drieu, et le journal Rivarol auquel son père était abonné. Il était aussi passionné (et batteur) de jazz. Il est ensuite devenu trotskiste en 68."