Un billet sur Maurice Bardèche a paru le mercredi 16 novembre 2011 sur le blog "La Lime".
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Association des Amis
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J'ai pu me tromper sur des hommes, sur des faits ou sur des circonstances, mais je n'ai rien à regretter de l'intention qui m'a fait agir.
(Robert Brasillach à son procès)
Un billet sur Maurice Bardèche a paru le mercredi 16 novembre 2011 sur le blog "La Lime".
« Je me rappelle, à l'époque, avoir parcouru un petit livre qui
s'appelait, sans ambiguïté, Avec les Serbes, et qu'avaient cosigné une dizaine d'écrivains français, Besson, Matzneff, Dutourd, beaucoup de gens de L'Idiot, pour réagir à la
diabolisation de tout un peuple, "pris pour bouc émissaire par les maîtres du nouvel ordre mondial [entendez : les Américains] afin d'asseoir leur domination terroriste". L'entreprise m'avait
paru, à défaut d'autre chose, courageuse, puisqu'il n'y avait pour les auteurs aucun profit à en tirer. Ce fait ne dit rien, je le sais, en faveur de leurs thèses. Il n'y a aucun profit à tirer
d'être négationniste, il n'y en avait aucun non plus à se déclarer fasciste en 1945, comme l'a fait après l'exécution de Robert Brasillach son beau-frère Maurice Bardèche qui s'était à peu près
tenu tranquille sous l'Occupation et pouvait espérer à la Libération passer entre les gouttes. Ce courage n'a rien à voir avec de la clairvoyance, je le trouve idiot, c'est tout de même du
courage » (Emmanuel Carrère, Limonov, Paris, P.O.L., août 2011, p.312).
Le dernier livre d'Emmanuel Carrère retraçant la vie d'un écrivain et homme politique russe, il y est plusieurs fois question de sa mère, que le susdit Maurice Bardèche évoque dans ses Souvenirs (Paris, Éditions Buchet / Chastel, février 1993) :
Comprenant :
- éditorial, par Philippe Junod ;
- avant-propos, par Dominique Gallargues ;
- introduction, par Alexis Chevalier et Frédéric Sabattier, d'une oeuvre de jeunesse inédite de Robert Brasillach (série de pastiches datant de 1925) ;
- "Comment écrit...", édition établie d'après les manuscrits originaux.
ASSOCIATION DES AMIS DE ROBERT BRASILLACH
CONVOCATION À L’ASSEMBLEE GENERALE 2011
Samedi 19 novembre 2011 à 16 heures
(Accueil des participants dès 15h30)
au café-restaurant « Le Papon »,
Rue Henri Fazy 1, 1204 Genève.
(Immeuble de l’Hôtel de Ville dans la vieille ville ; parking St-Antoine)
ORDRE DU JOUR
1. Mot de bienvenue et rapport du Président
2. Lecture des comptes
3. Approbation des comptes et décharge au comité
4. Réélection du Président et du comité.
5. Projets et divers
Dès 17h00: Table ronde avec Mes Eric Delcroix, Bruno Bardèche et Pascal Philippe Junod autour du livre de Philippe Bilger sur le procès
Brasillach
Suivie d’une conférence de notre ARB Marie-Hélène CARBONEL, auteur d’une biographie sur Susy Solidor
Suzy Solidor, Robert Brasillach, destins croisés
Suzanne Marion, puis Rocher et enfin Suzy Solidor, se définissait elle-même comme descendante de corsaire par la cuisse
gauche. Fille illégitime de Robert Surcouf, jamais reconnue par le petit fils du fameux marin, elle mène une existence « tambour battant ». Née au pied de la tour Solidor, elle
quitte sa Bretagne natale dès la guerre de 14 pour être ambulancière. Puis elle conquiert Paris. Dans les années trente elle se défait de ces liens sans pour autant renoncer aux femmes... ni aux
hommes. Amante surprenante de Mermoz dont elle restera jusqu’à sa propre mort une ardente amoureuse, elle partage avec lui ses goûts pour les poètes et... les Croix de Feu dont elle épouse la
cause; elle s'indigne avec lui des émeutes de février 34. La mort de l’élégant aviateur qui divorça pour elle, la laisse désemparée. Elle lui avait écrit une belle chanson évocatrice de son
engagement Fais-moi croire... Elle sera le modèle de prédilection des peintres de Montparnasse et deviendra, grâce à eux, la femme la plus portraiturée au monde. Elle tient un cabaret
La Vie Parisienne qui reçoit tout le monde pourvu qu’il soit du grand et puisse payer le champagne. Elle se fait plus sulfureuse encore en interprétant des chansons de marin et des
chansons équivoques. Sous l’Occupation et sans état d’âme, après avoir été censurée sous le Front populaire, l’aryenne Suzy, anglophobe de haute tradition, se glisse dans l’uniforme vert de gris
avec aisance en interprétant la chanson qui rendit célèbre Lale Andersen, Lili Marlène... et bien d’autres du Reich, qu’elle transpose souvent dans l’univers de la marine. Elle chante à
Radio Paris "Et merde pour le Roi d'Angleterre qui nous a déclaré la guerre!"... C'est ce que retiendra son procès surréaliste en collaboration.
Son univers croisera inévitablement celui du poète de Fresnes; elle se liera ainsi d’amitié avec nombre de futurs épurés du monde
artistique et littéraire, d’Arletty à Drieu la Rochelle, en passant par les plus talentueux. Elle fait partie de ceux qui, avec Robert Brasillach, devront payer le prix de leurs convictions et de
leurs différences. A la libération, on lui « coupe la tête » en l’interdisant de chansons. Elle ne pourra exercer son art durant 5 ans son procès en collaboration la privant également
de tous les droits civiques... Mais Suzy ne se laissera jamais abattre : on n’est pas descendante de corsaire en vain !
20 heures : Repas (menu à CHF 70.-, 3 dl de vin, eau et café compris) précédé d’un apéritif offert par les ARB. Animation avec le Dr.
Merlin.
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coupon-réponse
Nom, prénom : …………………………………………………………………………
Adresse : ………………………………………………………………………………..
Adresse électronique : ………………………………………………………………………………
O Je viendrai à l’Assemblée générale accompagné(e) de ………… personne(s).
O Je réserve place(s) pour le repas
O Je ne pourrai malheureusement pas venir à l’Assemblée générale et donne procuration à ………………………………………………… pour me
représenter.
O Prière de me réserver une chambre simple/double à l’hôtel EXCELSIOR au tarif préférentiel (CHF 130.— / CHF 150.—)
ARB – Case Postale 3763 – 1211 Genève 3 - brasillach@europae.ch
Dans un entretien donné au magazine Réfléchir & Agir (n°39, automne 2011, dossier "Pour une autre culture", p.29), un directeur de théâtre de province déclare : « plutôt que de ressasser nos éternels Montherlant, Anouilh & co, ou la calamiteuse Reine de Césarée de Brasillach (qui, heureusement, était meilleur poète et journaliste), il faut réutiliser intelligemment (mais ça demande de la recherche, de la curiosité, du travail et de la roublardise) le reste du patrimoine théâtral. »
Ci-dessous un article paru dans Le Progrès du 20 octobre 2011 :
Une série événement d’Arte met en lumière des résistants de la Seconde Guerre mondiale venus de toute l’Europe. À Lyon, Denise Domenach Lallich, 87 ans, est entrée dans la Résistance à 16 ans comme agent de liaison. « J’étais une parmi d’autres », observe cette femme dynamique. Troisième d’une famille de neuf enfants, Denise Domenach grandit au sein d’une famille lyonnaise acquise à la Résistance. Son père en est membre. Son frère Jean-Marie est élève en Khâgne au lycée du Parc à Lyon. Il a pour ami Gilbert Dru (1) et pour professeurs le philosophe Jean Lacroix et l’historien Joseph Hours. « À vélo, j’allais chercher chez l’imprimeur Eugène Pons des journaux clandestins comme Combat, Témoignage chrétien que j’emmenais dans un magasin où des diffuseurs les acheminaient. J’ai fait passer aussi des messages, de l’argent, des faux papiers. En novembre 1942, alors que Lyon est occupée par les Allemands, j’avais pris des cours de calligraphie. J’imitais la signature de commissaires de police sur des faux papiers. Cela se passait dans les sous-sols de la faculté de lettres. On avait un appariteur qui faisait le guet et donnait l’alerte en cas de danger. »
Quand on lui demande si elle craignait alors pour sa vie, Denise répond : « On avait sincèrement fait le sacrifice de notre vie. On vivait dans une espèce de passion ». La peur, elle l’a ressentie au retour d’une mission dans l’Ain : « Ce jour-là, j’étais allée chercher des cartes d’identité vierges à Bourg-en-Bresse. Je suis revenue à Lyon en train. Arrivée en gare de la Croix-Rousse, j’ai cru que j’étais perdue. Des Allemands fouillaient les passagers. J’ai été sauvée par un cheminot qui m’a fait fuir par les voies. »
« À la Libération, on a vécu dans l’appartement de Robert Brasillach à Paris. On était payé par le Mouvement de libération nationale pour raconter notre parcours. » Puis, lorsque Robert Brasillach a été fusillé, c’est le retour à l’anonymat pour Denise. « Je me suis retrouvée dans une maison de repos pour étudiants résistants à Combloux. C’est la Croix-Rouge suédoise et américaine qui prenait soin de nous. Je me suis mariée en décembre 1946. J’ai repris mes études et des cours puis suis devenue professeur de français. À ce moment-là, on avait envie de vivre notre vie, d’avoir des enfants, ne plus de parler de la guerre. » C’est plus tard, à l’ouverture du Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon que Denise met des mots sur son passé de résistante pour que l’Histoire reste vivace dans la mémoire des plus jeunes.
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Note :
(1) Résistant abattu par la Gestapo, place Bellecour à Lyon, le 27 juillet 1944, à l’âge de 24 ans.