Une visite au cimetière ; une seconde.
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Association des Amis
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J'ai pu me tromper sur des hommes, sur des faits ou sur des circonstances, mais je n'ai rien à regretter de l'intention qui m'a fait agir.
(Robert Brasillach à son procès)
Une visite au cimetière ; une seconde.
Vient de paraître le n°120 du bulletin des ARB.
En voici le sommaire :
Pages 3-4 : En Bref : La nostalgie de Jean-Marie Le Pen, À la découverte des racines de Robert Brasillach ; Brasillach, première victime de la cosmopolice ; Le coup de cœur de Jérôme Garcin : Port de l’angoisse ; La semaine de Christine Clerc ; Demandez le programme…
Pages 5-7 : Revue de presse : La Collaboration dans tous ses états ; Brasillach et Rebatet épistoliers ; Brasillach et Bardèche, toujours présents !
Page 8 : Une chanson contre Brasillach
Pages 8-11 : Pendant ce temps, les écrivains écrivaient, J. Mabire.
Page 11 : Toujours les années noires…, J.-P. Angelelli
Pages 12-13: Une lettre inédite à Robert Brasillach, Le Bulletin Célinien
Pages 14: Les persécutions antijuives et l’opinion française en 1942
Pages 14-20 : Brasillach sur le Net
Pages 21-23 : Le fascisme immense et rouge, A. Douguine ; le Cimetière de Charonne, Rivarol n°2941
Pages 24-27 : Brasillach sur le Net ; Alberto Moravia, Rivarol n°2956
Pages 28-29 : Ma Semaine tragique, F. Brigneau
Pages 30-31: Que retenir de son héritage ? A. Leucate
Page 32 : Notes de lecture : Bête, méchant et hebdomadaire, une histoire de Charlie Hebdo (1969-1982) de S. Mazurier ; Les Parias de Ch. Dolbeau
Page 33 : Riposte Laïque et Brasillach
Pages 34-37: Les Poètes maudits : pour réparer quelques oublis, L. Arnoux
Pages 38-39: A Propos des Poldèves…
Un article intitulé "Robert Brasillach, Maurice Bardèche, et moi : The story of an interview and why it is important", signé William Calin, vient de paraître dans la revue Contemporary French and Francophone Studies (Vol. 15, n°3, 2011, p.357-362).
Dessins parus dans le n°989 de Charlie Hebdo, du 1er juin 2011, pour illustrer un entretien avec la sociologue Gisèle Sapiro, auteur de La Responsabilité de l'écrivain (pages 8 et 9) :

Extrait d'un article paru dans Le Figaro Magazine du 14 juin 2011 :
Philippe Bilger est un homme de loi célèbre. Ses réquisitoires contre Maxime Brunerie, "le gang des barbares" ou Emile Louis sont dans toutes les mémoires récentes. Sa défense d'Eric Zemmour, aussi. Sa soif de justice a une origine précise : la condamnation de son père à la Libération pour faits de collaboration. Il l'estime aussi injuste que celle qui envoya au peloton d'exécution l'auteur de Notre avant-guerre et des Sept Couleurs,le 6 février 1945, au terme de... vingt minutes de délibérations. "Vingt minutes seulement pour déterminer la responsabilité du journaliste Brasillach, de l'intellectuel Brasillach: c'est honteux", s'insurge Bilger *. Qui refait le procès, comme certains refont le match, sans occulter le moindre texte infamant de son "client", sans nier la trahison du clerc, mais dans une approche nouvelle : globale, technique, dépassionnée. Tout le reste n'est que littérature ? Justement : si le romantisme ouaté des romans de Brasillach vieillit mal (quoique aucun adolescent ne puisse rester insensible à la chaude sensualité de "La nuit de Tolède", dans Comme le temps passe), ses critiques littéraires, ses analyses pointues de romans contemporains, du théâtre français et des poètes grecs demeurent des merveilles. Son Corneille, régulièrement réédité par les Editions Fayard, est un chef-d'oeuvre d'intelligence. Et son ultime hommage à André Chénier, en février 1945, le plus poignant des poèmes autobiographiques :
Debout sur le lourd tombereau,
A travers Paris surchauffé,
Au front la pâleur des cachots,
Au coeur le dernier chant d'Orphée,
Tu t'en allais vers l'échafaud,
O mon frère au col dégrafé (...)." JEAN-CHRISTOPHE BUISSON
* 20 minutes pour la mort. Robert Brasillach: le procès expédié, de Philippe Bilger, Editions du Rocher, 162p., 17,90 € »
Le magazine Books, qui traite de "l'actualité par les livres du monde", consacre un dossier aux "écrivains et artistes sous l'Occupation" (n°23, juin 2011, p.23-42), dans lequel Robert Brasillach est mentionné pas moins d'une douzaine de fois (et présent sur une illustration). L'une de ces mentions, mise en exergue page 40, reprend une rumeur à laquelle Anne Brassié a une nouvelle fois tordu le coup récemment (cf. "Vie privée") : « Robert Brasillach était tombé amoureux de Karl Heinz Bremer, bras droit de Karl Epting, le directeur de l'Institut allemand. » Preuve que les chercheurs anglo-saxons ne sont pas forcément plus rigoureux que les français. Nous reproduisons néanmoins ci-dessous les couvertures des ouvrages sur lesquels repose cet énième dossier sur la question.
